Inventaire patrimonial des églises du Tarn — Fiche complète de référence
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Castres — Puech-Auriol
Identification
Commune
Castres
Code INSEE
81065
Arrondissement
CASTRES
Lieu-dit
Puech-Auriol
Adresse
Route de Puech Auriol 81100 Castres
Paroisse(s)
Sainte-Emilie de Villeneuve (Castres)
Histoire
Histoire et datation de l’édifice
Dates de construction
1840 : Reconstruction de l'église
Style
Néoroman
Architecte ou maître d’œuvre
Barthe
Campagnes de construction
Le 5 avril 1840, la commune et M. Barthe, son architecte, confièrent la reconstruction de l’église à Joseph Mauriès et Alexis Combelles, maçons à Castres, pour la somme de 11 079 francs, déduction faite de la valeur des matériaux issus de la démolition de l’ancienne église.
Une fois l’église réédifiée, les travaux se poursuivirent au cours de la décennie suivante : 1860 : l’église est voûtée.
De 1966 à 1967, sous l’impulsion de l’abbé Noël Maurel, l’église et la paroisse de Puech-Auriol ont bénéficié de profonds changements. L’intérieur de l’église a été en grande partie remanié, ce qui a permis ainsi aux paroissiens de s’impliquer dans les travaux.
Localisation, environnement et statut
Situation topographique
Type de situation
village
Taille de l’édifice
moyenne
Latitude
43.6561595
Longitude
2.2340280
Altitude
300
Orientation du chœur
Autre
Précisions sur l’orientation
nord-ouest
Situation
L'église de Puech-Auriol est située au cœur d'un village formé de deux rues principales. Son entrée donne sur la place principale où est implanté un calvaire.
Environnement
Eglise isolée, pas d'habitations attenantes.
Situation juridique
Statut
Église paroissiale
Propriétaire
Commune
Affectataire
Paroisse actuelle
Utilisation
Culte occasionnel
État actuel
Bon état
Protection MH
Aucune
Précisions sur l’état
Eglise dont l'intérieur a été rénové en 1993, la toiture en 2017.
Architecture
Dimensions
Aucune donnée renseignée.
Architecture, parois, plafonds et sols
Plan
Plan basilical (nef et bas-côtés)
Matériau des parois
Grès
Aspect des parois
Murs enduits
Plafond ou voûte
Fausse voûte
Matériau du sol
Béton
Époque du sol
1886
Précisions sur le plan
Plan basilical avec deux colonnes de part et d'autre de la nef.
Observations sur le plafond
En octobre 1905, une partie des voûtes maçonnées du bas-côté sud s’effondra, menaçant la solidité de tout l’édifice. L'architecte constata également que les charpentes étaient en très mauvais état, aussi proposa-t-il de les remplacer et de supprimer les voûtes en briques plâtrées néo-gothiques par un plafond lambrissé. Il précisa que le plafond devait être voûté sur les angles.
Précisions sur le sol
Des blocs de granit dans le chœur.
Observations sur le sol
En 1886, le sol de l’église est cimenté par l'entreprise Caillassou, de Castres.
Observations générales
Remontées d'humidité au niveau de piliers en grès.
Façade de l'église de Puech-Auriol
Décors
Décor des murs
Aucun
Boiseries
Aucune
Croix de consécration
Aucune
Supports de chandelle : nombre
0
Observations
1868 : le chœur est aménagé : peintures murales réalisées par le peintre Pedroni ; un lambris de 1,8 m de haut est posé contre les murs de la nef. De 1966 à 1967, sous l’impulsion de l’abbé Noël Maurel, l’église et la paroisse de Puech-Auriol ont bénéficié de profonds changements. L’intérieur de l’église a été en grande partie remanié, peintures et lambris disparaissent à cette époque.
Le dimanche 13 mars 1966 eut lieu la consécration du nouvel autel par Mgr Claude Dupuy, archevêque d’Albi
Baies et vitraux
Baies
N°
Emplacement
Type
État
Observations
1
Chœur
Plein cintre
Bon état
2
Chœur
Plein cintre
Bon état
20
Plein cintre
Bon état
3
Autre
Plein cintre
Sacristie de gauche
4
Bas-côté droit
Plein cintre
5
Bas-côté gauche
Plein cintre
6
Bas-côté droit
Plein cintre
7
Bas-côté gauche
Plein cintre
8
Bas-côté droit
Plein cintre
9
Bas-côté gauche
Plein cintre
Vitraux
Vitrail n° 1 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chœur
Technique
Verrière grisaille
Datation
1868
État
Bon état
Description et observations
1868 : le chœur est aménagé, deux vitraux ; six vitraux en grisaille sont achetés pour la nef, un autre pour la sacristie.
Vitrail n° 2 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chœur
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état
Vitrail n° 3 — Vitrail sans titre
Emplacement
Autre
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état
Vitrail n° 4 — Vitrail sans titre
Emplacement
Bas-côté droit
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état
Vitrail n° 5 — Vitrail sans titre
Emplacement
Bas-côté gauche
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état
Vitrail n° 6 — Vitrail sans titre
Emplacement
Bas-côté droit
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état
Vitrail n° 7 — Vitrail sans titre
Emplacement
Bas-côté gauche
Technique
Vitrail au plomb
État
Bon état
Vitrail n° 8 — Vitrail sans titre
Emplacement
Bas-côté droit
Technique
Vitrail au plomb
État
Bon état
Vitrail n° 9 — Vitrail sans titre
Emplacement
Bas-côté gauche
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état
Chœur
Plan du chevet
Chevet plat
Autel face au peuple
Granit
Autel principal
Aucun
Tabernacle
Absent
Retable
Aucun
Tableaux
Aucun
Nombre de statues
1
Stalles
Aucune
Grille de communion
Aucune
Niche ou lavabo
Aucun
Précisions sur l’autel face au peuple
Table sur colonne réalisée en 1966
Précisions sur les statues
saint Salvi, évêque, peinte en blanc
Observations
L’autel en granit (900 kg) a été réalisé par Albert Séguier, de Lacrouzette, et posé sur 4 petites meules formant socle. Les reliques de saint Digne et saint Maxime, martyrs, ont été scellées dans celui-ci.
Chapelles
Chapelle n° 1 — Gauche
Autel secondaire
Marbre
Tabernacle
Marbre
Nombre de statues
1
Description
Chapelle saint Joseph
Précisions sur les statues
Saint Joseph
Observations
Il est précisé que l’autel de saint Joseph est très ancien. Il s’agit d’un autel tombeau de forme galbée composé de différents marbres veinés (entre autres le marbre rouge de Caunes-Minervois) avec un cartouche central, datable du XVIIIe siècle ou du début du XIXe. Il s’apparente donc à l’ancien maître-autel de l’église, qui a peut-être échappé à la Révolution.
Chapelle n° 2 — Droite
Autel secondaire
Marbre
Tabernacle
Marbre
Nombre de statues
1
Description
Chapelle de la Vierge
Décor
Dans l’inventaire de l’église réalisé en 1905 à la suite des lois de séparation des Églises et de l’État, il est indiqué que le maître-autel a été donné par l’abbé Jean-Antoine Alayrac, ancien curé, (1825-1859) et que l’autel de la sainte Vierge a été donné par Melle Vieu.
Mobilier et œuvres
Mobilier de la nef
Fonts baptismaux
Marbre
Chaire
Aucune
Bénitier
Aucun
Chemin de croix
Autre
Confessionnal
Présent
Lustres
Aucun
Tableaux
Aucun
Nombre de statues
2
Places sur les bancs
239
Places sur les chaises
0
Monument aux morts
Aucun
Plaques
Aucune
Tombeaux ou stèles
Aucun
Reliquaires
Aucun
Précisions sur les fonts baptismaux
Blanc, côté droit.
Précisions sur la chaire
1886 : l’abat-voix de la chaire à prêcher est replacé
Précisions sur le bénitier
N'existent plus.
Précisions sur le chemin de croix
Panneaux en terre cuite peints.
Précisions sur le confessionnal
Au fond à gauche
Précisions sur le monument aux morts
Cadre de bois avec noms inscrit sur du papier. Disparu.
Statues
Notre-Dame du Rosaire
Emplacement
Chapelle nord
Matériau
Terre cuite
Précisions
1887 : don de deux statues en terre-cuite : saint Joseph et Notre-Dame du Rosaire (don de Marie Molinier, de la Combelié)
Saint Joseph
Emplacement
Chapelle sud
Matériau
Terre cuite
Précisions
1887 : don de deux statues en terre-cuite : saint Joseph et Notre-Dame du Rosaire (don de Marie Molinier, de la Combelié)
Christ en croix
Emplacement
Chœur
Matériau
Bois
Observations
1884 : achat d’une croix portant un Christ fixé à la colonne en face de la chaire à prêcher
Placé dans le chœur en 1966.
Saint Salvi
Emplacement
Chœur
Matériau
Plâtre
Précisions
Patron de l'église
Observations
1869 : achat de la statue de saint Salvy à une entreprise de Munich (don de M. Ducarla)
Autre
Emplacement
Nef
Précisions
1869 : achat des statues de sainte Germaine et sainte Philomène à une entreprise de Munich
Sainte Germaine
Emplacement
Nef
Observations
1869 : achat des statues de sainte Germaine et sainte Philomène à une entreprise de Munich
1884 : achat de trois statues : le Sacré-Coeur de Jésus, saint Pierre, Notre-Dame de la Salette, disparus
Les statues étaient ainsi disposées : le Sacré-Coeur sur le maître-autel et de part et d’autre les statues de saint Salvy et de saint Pierre. Sur les autels latéraux étaient placées les statues de Notre-Dame du Rosaire et de saint Joseph et dans la nef, celles de Notre-Dame de Lourdes, de sainte Germaine, de Notre-Dame de la Salette et de sainte Philomène.
Notre-Dame de Lourdes
Emplacement
Sacristie
Tribune, instruments, sacristie, clocher et cloches
Tribune, instruments et trésor
Tribune
Présente
Orgue
Absent
Harmonium
Absent
Marque de l’harmonium
Déplacé chez la famille Causse, à la Grange.
Trésor
Absent
Précisions sur la tribune
1878 : l’échelle qui sert à monter à la tribune est remplacée par un escalier (Eugène Pomarède, charpentier à Campans).
Observations
Tribune en béton. Accès avec un escalier au fond à droite. Accès interdit, les piliers en béton son fissurés. L'ensemble mériterait d'être enlevé.
Sacristie
Nombre de sacristies
2
Mobilier principal
Un meuble et plusieurs placards muraux.
Croix de procession
trois dont deux de grande qualité.
Chasubles
Une chasuble de deuil avec son étole, en mauvais état. Les ornements ont été déplacés dans la sacristie de l'église St-Jean St-Louis.
Autres ornements
Deux croix d'autel, deux encensoirs et une chapelle complète. Un calice en plus.
Un tabernacle en cuivre réalisé en 1965.
Nombre de reliquaires
1
Description
La sacristie principale se trouve sur la gauche. Elle est éclairée par un vitrail identique à celui de l'église. Une porte murée permettait d'accéder au presbytère. L'autre sacristie, celle de droite dispose de toilettes. Elle a été renovée dans les année 1990.
Description des reliquaires
1. Reliquaire mais dont les inscriptions ne sont pas lisibles
Clocher
Emplacement
Entrée de l'église
Forme
Clocher-pignon
Ouvertures des cloches
Plein cintre
Couverture
Maçonné
Accès
Sur les voûtes
Sonneries
Angélus à midi, Angélus le soir
Mode de sonnerie
Électrifiée
Observations
En 1839 la cloche fut descendue et placée l’année suivante sur le clocheton de la nouvelle église. Elle y est toujours, en poste fixe. Elle est sonnée par un marteau latéral électrique réparé en 2013. L’ancien système manuel est toujours en place et pourrait tout-à-fait servir à nouveau : il suffit de lui accrocher une corde.
En 1885, Louis Auriol, carillonneur de la paroisse, demande le droit d’avoir une chaise à titre gratuit, en sus de cette qu’il occupe pendant la sonnerie de la cloche, ce qui lui est accordé.
Cloches
Cloche n° 1
Date de fonte
1831
Fondeur
Louison
Poids
465 kg
Diamètre
88 cm
Note
LA 3
Inscriptions
AVE MARIA GRATIA PLENA
DOMINUS TECUM ANNO CHRISTI 1831
PAR LOUISON A TOULOUSE
Observations
Elle était équipée de deux battants, mais un seul est encore en place ainsi que la bélière du second. A l’intérieur, on relève deux traces de frappe, dont l’une assez profonde, et trois autres plus légères. On peut remarquer à l’intérieur de la cloche une inscription peinte : « PLACE EN 1831 », ce qui confirme le registre des dépenses de la fabrique. La cloche ne porte pas de nom particulier et les inscriptions ne concernent pas directement la paroisse. La dédicace est générale, ce qui montre que la cloche a été achetée telle quelle, qu’elle n’a pas été fondue spécialement à la suite d’une commande.
La décoration de cette cloche est exceptionnelle dans sa conception et dans le choix des sujets représentés. Au niveau de la couronne figure une frise curieuse et unique. Ce sont de petits tableaux représentant trois motifs de bacchanales36 répétés plusieurs fois chacun. C’est la première fois que nous voyons ce genre de décoration sur une cloche. On relève également de très belles décorations représentant des feuilles de vigne avec leurs nervures. La finesse du travail est telle, qu’on a l’impression que la feuille s’est posée sur le bronze de la cloche. Ce motif est également présent sur la cloche de Navès (1828) également fondue par l’entreprise toulousaine Louison.
Douze étoiles sont placées au-dessous des inscriptions, et quatre autres au niveau de la panse. Trois autres figurent sur la robe ; disposées en triangle, elles symbolisent la Trinité. Sur la robe figurent aussi le Christ en croix entouré de la Vierge et peut-être de saint Paul. C’est saint Jean l’évangéliste qui est habituellement représenté au pied de la croix mais ici l’aspect du personnage, barbu et tenant un glaive, ne lui correspond pas. La croix et les deux personnages reposent sur une petite représentation de la Cène. Sur la robe sont aussi représentés : une Vierge à l’Enfant entourée de 7 étoiles, au-dessus de trois angelots ; saint Joseph et l’Enfant Jésus tenant tous deux un lys à la main, entourés de deux étoiles, au-dessus d’une autre représentation de la Cène.
Presbytère, cimetière et monuments associés
Presbytère
Emplacement
Donne sur la place, séparé de l'église par une rue, à droite de l'entré.4
Propriété
Privé
Adresse actuelle
5 Rue Saint-Salvy de Campelliergue Castre
Histoire de la bâtisse
Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, le prêtre desservant de la paroisse ne disposait pas d’un véritable presbytère. Il occupait généralement une maison qu’il louait ou qu’il achetait pour le temps de sa présence dans la paroisse. En 1684, le père de Me Dallié, curé, décéda dans « la maison presbytérale » que ce dernier possédait à Puech-Auriol. Une maison presbytérale est pourtant mentionnée à la Révolution : en 1792, l’abbé Molinier, curé du lieu, réclame des réparations urgentes à la municipalité attendu que le mauvais temps et les pluies abondantes ont occasionné la chute d’une partie de son presbytère où il a failli périr avec ses parents et plusieurs de ses paroissiens49. Cet abbé n’ayant pas renouvelé son serment à la Constitution, les travaux n’eurent pas lieu. L’édifice fut vendu en 1799 comme bien national à Louis Sompayrac pour la somme de 17 000 F50.
Du rétablissement du culte en 1802 au milieu du XIXe siècle, les curés louaient une habitation voisine de l’église aux frais de la paroisse. C’est le cas de l’abbé Jean-Antoine Alayrac, arrivé dans le village en 1835. En 1838, il acheta à Benoît Fabre, forgeron d’Arlausse, une maison avec ses dépendances et un grand jardin (cadastre, n° 2589). Il fit alors édifier un pigeonnier qui surmonte un puits dans le jardin qui fait face à la maison. Sur le linteau de celui-ci, on peut encore lire la date de sa construction, 1852, ainsi que ses propres initiales formées de trois lettres entrelacées dans les ferronneries qui ornent les portes de l’édifice.
Au départ de l’abbé Alayrac en 1859, son remplaçant, l’abbé Félix Thierry acheta à Frédéric Claverie une parcelle (cadastre, n° 2579) située au sud de la place de l’église et y fit édifier le bâtiment encore connu aujourd’hui sous le nom de presbytère. La maison presbytérale fut revendue en 1861 à la commune pour la somme de 7 000 F. Depuis cette date jusqu’au départ de l’abbé Dauzats, dernier prêtre résidant dans la paroisse, les curés sont demeurés locataires de l’édifice.
Cimetière
Emplacement
Distant de 250 m de l'église
Croix centrale
Oui, fer forgé.
Histoire
Malgré le transfert de l’église paroissiale à Puech-Auriol, le cimetière est longtemps resté à Campaliergues. Cependant, l’éloignement de toute habitation posait problème. En 1878, le conseil de fabrique déclare que dans l’état déplorable dans lequel se trouve le cimetière, elle fera planter une haie tout autour du cimetière afin de mettre à l’abri des animaux le lieu où reposent les cendres de nos proches.
Ce problème fut à nouveau soulevé quelques années plus tard ; en 1882 le cimetière n’était toujours pas clôturé, les animaux pouvaient y entrer. En outre, les fabriciens demandaient à la commune que le chemin qui y conduit soit mieux empierré : il était tellement raviné par les eaux à cause des fortes pluies qu’il était devenu impraticable. La translation du cimetière fut alors sollicitée, la paroisse souhaitant que la commune lui fasse abandon du cimetière actuel afin que ce terrain ne soit jamais cultivé et soit respecté à perpétuité. Finalement la mairie décida de faire clôturer le cimetière avec les pierres restantes de l’ancienne église et celles de ses fondations mises au jour lors des sépultures. Les paroissiens prirent alors eux-mêmes en charge la remise en état du chemin qui y mène.
En octobre 1887, le conseil municipal de Castres remarqua cependant que, compte tenu de son état actuel du cimetière, celui-ci étant dépourvu de toute clôture, le cimetière était exposé à des profanations, les personnes et les animaux pouvant y pénétrer et commettre des dégâts. Le maire évoqua la possibilité de déplacer le cimetière plus près du village de Puech-Auriol, mais par respect pour la mémoire des morts et par égard pour les familles, le conseil vota finalement les travaux du mur de clôture. En 1888, la ville de Castres procéda enfin à ces travaux : les murs furent maçonnés, deux portes construites, l’une en direction de la route d’Albi, l’autre en direction de Puech-Auriol. Elles étaient constituées de deux pilastres bâtis en brique et de portes en fer. Un escalier en marches en granit permettait d’accéder au cimetière surélevé par rapport au voisinage.
Ce n’est qu’en 1936 que l’ancien cimetière fut abandonné au profit de l’actuel. En 1935, Henri Combes (1872-1971), propriétaire cultivateur du hameau de Puech-Auriol offrit généreusement à la commune dans ce but une parcelle de terre située près du carrefour de la Cabane qui menait à l’ancien cimetière. Une souscription faite par les habitants eux-mêmes d’une valeur de 5 000 F et de 26 journées de travail permit d’édifier la muraille qui ceint l’actuel cimetière.
Croix du cimetière
Autres monuments religieux
Calvaire face à l’église
Type
Croix de mission
Lieu-dit
Place de l'église
Latitude
43.6560508
Longitude
2.2342546
Date ou période
1875
Description
Le calvaire qui fait face à l’église a été érigé à la suite d’une mission prêchée du 31 octobre au 14 novembre 1875 par le père Eugène, du Tiers-Ordre de saint François d’Assise. La bénédiction du calvaire par le père Eugène eut lieu le 3 septembre 1876, à l’occasion d’une nouvelle retraite de huit jours. L’ensemble est constitué d'une croix en fer commandée à M. Combret, maître serrurier à Castres (4,20 m de haut, scellée à 0,60 m dans le socle, peinte et dorée avec trèfles et rayons dorés), sur laquelle a été fixé un Christ en fonte commandé séparément par le curé. De part et d’autre, deux statues de la Vierge et de saint Jean en fonte sont fixées sur un piédestal sculpté en pierre exécuté par Marc Galin, de Castres. Ces deux statues ont été offertes par deux paroissiens. Les marches du monument ont été confiées au sieur Caillassou, ouvrier cimenteur à Castres. L’ouvrage s’est fait grâce au concours des paroissiens qui ont servi de manoeuvres. Le monument qui s’offre à nos yeux conserve le souvenir de cette mission avec les inscriptions placées sur le piédestal des statues. Souvenir du jubilé prêché en 1875 par le R.P. Eugène, carme, à gauche ; Témoignage
37 Semaine religieuse du diocèse d’Alby, 1875, p. 530.
La place actuelle du village ; à droite, le calvaire de 1876.
.
28
de foi élevé par la paroisse sous Mr l’abbé Thiéry, curé, à droite. Sur le piédestal placé sous la croix, une hostie placée sur un ciboire symbolise l’eucharistie et de part et d’autre du monument sont représentées sur la face sud du monument les tables de la loi, ainsi que divers instruments de la passion tels que l’échelle, la lance et l’éponge, sur la face nord une belle couronne d’épines ouvragée entourant les trois clous de crucifixion placés autour d’un marteau.
Croix du carrefour
Type
Croix de mission
Emplacement
Entrée du village de Puech-Auriol, près de l'école.
Latitude
43.6548477
Longitude
2.2364902
Date ou période
1830
Description
Le premier monument édifié dans le village au XIXe siècle fut le calvaire installé au carrefour. Il a remplacé l’ancienne croix d’En Bausou située depuis plusieurs siècles près du hameau de la Bourdarié. Une plaque placée au pied de la croix de fer témoigne encore qu’il s’agit d’un don de Barthas (1830). La grille qui entourait ce calvaire avait été financée par les dons de la fabrique en 1897.
Notre-Dame de Lourdes
Type
Statue
Emplacement
A l'entrée du village, près de l'école
Latitude
43.6547856
Longitude
2.2366619
Date ou période
1894
Description
Le monument élevé au bout du village en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes est un souvenir de la mission de 1894 prêchée par le révérend père François-Marie Clausade, supérieur du Tiers-Ordre régulier de saint François. La clôture de la mission a eu lieu le dimanche 4 février 189438. La statue de la sainte Vierge a été érigée sur un terrain donné à la paroisse par la famille Ferrand. L’inscription placée sur le piédestal de pierre qui la supporte rappelle le nom du donateur : La vierge a été donnée par Combes Jacques. Les paroissiens ont financé les travaux complémentaires à l’édification de cette statue.
Calvaire situé face à l'égliseNotre-Dame de Lourdes
Histoire de la paroisse
Aucune donnée renseignée.
Travaux et événements historiques
Prêtres et desservants
Prêtres et desservants
Jacques GAILHARD
Année d’arrivée
1665
Année de départ
1666
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
GAILHARD Jacques (1665-1666) prêtre et vicaire.
CABROL
Année d’arrivée
1668
Année de départ
1668
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
CABROL (1668-1668) vicaire.
Étienne ALBERNHÉ
Année d’arrivée
1669
Année de départ
1669
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
ALBERNHÉ Étienne (1669-1669) prêtre et vicaire.
RIEU
Année d’arrivée
1669
Année de départ
1679
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
RIEU (1669-1679) prêtre.
MAYNADIER
Année d’arrivée
1680
Année de départ
1681
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
MAYNADIER (1680-1681) prêtre et vicaire.
RIGAL
Année d’arrivée
1680
Année de départ
1683
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
RIGAL (1680-1683) prêtre et vicaire.
Raymond LAGASSE
Année d’arrivée
1683
Année de départ
1685
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
LAGASSE Raymond (1683-1685) curé. Bachelier en théologie.
DASSIÉ
Année d’arrivée
1685
Année de départ
1688
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
DASSIÉ (1685-1688) curé.
Bernard BADER
Année d’arrivée
1688
Année de départ
1699
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
BADER Bernard (1688-1699) curé. Ancien curé de St-Martin de Lodès.
Pierre MOULIS
Année d’arrivée
1699
Année de départ
1705
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
MOULIS Pierre (1699-1705) curé.
Paul CATHALA
Année d’arrivée
1705
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
CATHALA Paul (1705-) curé. Décédé le 5.03.1716.
Jean Baptiste PASTUREL
Année d’arrivée
1716
Année de départ
1730
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
PASTUREL Jean Baptiste (1716-1730) curé. Enseveli dans l’église le 20.09.1730 âgé de 43 ans.
BONSIRVEN
Année d’arrivée
1730
Année de départ
1733
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
BONSIRVEN (1730-1733) curé.
TOUZY
Année d’arrivée
1733
Année de départ
1735
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
TOUZY (1733-1735) curé.
Joseph SOUQUES
Année d’arrivée
1735
Année de départ
1749
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
SOUQUES Joseph (1735-1749) curé. Décédé le 3.07.1749 à l’âge de 62 ans.
Pierre François BOREL
Année d’arrivée
1749
Année de départ
1759
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
BOREL Pierre François (1749-1759) curé. Vient de St-Étienne de Cahuzac. Prénommé Louis sur un acte de Lafenasse en 1758. Lors de sa signature, l’initiale devant son nom est bien un "L". Vu aussi sur un acte de Vénès dont le prieur est un parent et dont il régit la cure en 1759
GAROBUAU
Année d’arrivée
1758
Année de départ
1759
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
GAROBUAU (1758-1759) Procuré. Devient curé de Vénès.
BOYER
Année d’arrivée
1759
Année de départ
1760
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
BOYER (1759-1760) Procuré.
VIDAL
Année d’arrivée
1760
Année de départ
1774
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
VIDAL (1760-1774) curé.
AZAÏS
Année d’arrivée
1774
Année de départ
1782
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
AZAÏS (1774-1782) curé.
Raymond MOLINIER
Année d’arrivée
1783
Année de départ
1792
Commune d’affectation
CASTRES
Paroisse d’affectation
SAINT-SALVI DE PUECHAURIOL
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
MOLINIER Raymond (1783-1792) curé. Ancien vicaire de St-Jean de Magreperbeyre (Jonquières). Signe son dernier acte le 31 décembre 1792.
J.A. ALAYRAC
Année d’arrivée
1825
Année de départ
1859
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
J.C. THIÉRY
Année d’arrivée
1859
Année de départ
1878
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
L.B. PÉNARY
Année d’arrivée
1878
Année de départ
1894
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
François MIALHE
Année d’arrivée
1894
Année de départ
1936
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
Léon ASSIÉ
Année d’arrivée
1945
Année de départ
1949
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
Eugène CHAPERT
Année d’arrivée
1949
Année de départ
1958
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
Gilbert ROUANET
Année d’arrivée
1958
Commune d’affectation
Castres
Paroisse d’affectation
Saint-Salvy de Puech-Auriol
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
Sources, archives et bibliographie
Sources, archives, études et bibliographie
Bibliographie
Samuel Montagne, Puech-Auriol : de Campaliergues à Puech-Auriol, 2018.
Données de l’inventaire
Données générales de l’inventaire
Visites et renseignements
Visite : 27/07/2026Fiche : 26/07/2026Rédacteur : Samuel Montagne