Vitrail n° 0 — La charité de saint Martin (St Martin partageant son manteau)
- Emplacement
- Chœur
- Technique
- Vitrail au plomb
- État
- Bon état
Inventaire patrimonial des églises du Tarn — Fiche complète de référence
saint Martin
Damiatte — Saint-Martin
Au sommet d'une terrasse supérieure de l'Agout, domine la plaine de Damiatte.
Aucune donnée renseignée.
L'ancienne église était située en partie sous le choeur actuel. Son choeur était situé un peu plus vers l'est. Elle a conserva son orientation.
Eglise entièrement peinte
Le chainage et les ouvertures sont en brique, les murs sont probablement en moellons de grès ou de calcaire (molasse dans les environs).
Des carreaux de ciment dans le chœur.
Les boiseries couvrent l'ensemble de l'église
Motifs au pochoir couleur lie de vin. Dans le chœur sont représentés les docteurs de l'église : le vitrail central entouré de "S. AMBROSIUS DOCTOR" et "S. AUGUSTINUS DOCTOR", celui de gauche par "S. IRANÆUS DOCTOR" et "S. BASILUS DOCTOR", celui de droite de "S. CHRISTOphorus DOCTOR" et "S. GREGORIUS NAZianzenus DOCTOR". Le vitrail n°5 à gauche est entouré de et celui n°6 à droite de S. GERONYMUS DOCTOR" et
Dans la chapelle de la Vierge, la statue est surmontée de deux anges portant une couronne. Un lys la traverse et un liseré avec l'inscription "SICUT LILIUM INTER SPINAS" (Comme un lis au milieu des épines). Un motif de fleur de lys surmonte le triptyque.
Dans la chapelle de saint Joseph, la sainte Famille est représentée sous la voûte.
Dans la nef, côté gauche, au-dessus de la niche des Fonts-Baptismaux, médaillon avec l'apparition du Christ-Roi vêtu de pourpre et servi par deux anges. La travée suivante comporte un grand médaillon avec la conversion de saint Paul sur le chemin de Damas. Sur les murs droit de la nef, face aux Fonts-Baptismaux, médaillon avec saint Antoine de Padoue distribuant du pain et un plu grand représentant la conversion de saint Augustin. Un ange apparait dans une nuée lumineuse à Augustin avec l'inscription "TOLE LEGE" (Prends et lis).
Les voûtes sont peintes en bleu avec des étoiles dorées. Les croisées sont peintes de motifs géométriques.
| N° | Emplacement | Type | État | Observations |
|---|---|---|---|---|
| 0 | Chœur | Arc brisé | Bon état | |
| 1 | Chœur | Arc brisé | Bon état | |
| 10 | Nef | Arc brisé | Bon état | |
| 11 | Chapelle des fonts baptismaux | Arc brisé | Bon état | |
| 12 | Tribune | Arc brisé | Bon état | |
| 2 | Chœur | Arc brisé | Bon état | |
| 3 | Chœur | Plein cintre | Bon état | |
| 4 | Chœur | Arc brisé | Bon état | |
| 5 | Chapelle droite | Arc brisé | Bon état | Trois baies percées dans le mur nord de la chapelle. |
| 6 | Chapelle droite | Arc brisé | Bon état | Trois baies percées dans le mur sud de la chapelle. |
| 7 | Nef | Arc brisé De petite dimension |
Bon état | |
| 8 | Nef | Arc brisé | Bon état | |
| 9 | Nef | Arc brisé De petite dimension |
Bon état |
Un globe de feu apparut par miracle au dessus de la tête de saint Martin tandis qu'il célébrait la sainte messe.
Ce vitrail s'inspire du tableau « Messe de St Martin » par Eustache Le Sueur/
Saint Martin rencontre un pauvre lépreux et lui donna le baiser de paix et le guérit de son mal.
Vitrail de gauche : l'Annonciation, un ange apparaît à la Vierge Marie en prière, descente de l'Esprit Saint sous la forme d'une colombe.
Vitrail central : N-D de Lourdes avec l'inscription "IMMACULEE Conception". Dans la partie supérieure, médaillon avec le Sacré Cœur de Jésus.
Vitrail de droite : l'Assomption, la Vierge auréolée entourée d'une nuée d'anges.
Vitrail de gauche : saint Jean-Baptiste bénissant
Vitrail central : saint Joseph portant l'Enfant Jésus. Dans la partie supérieure, un médaillon avec un évangéliste ou saint Paul.
Vitrail de droite : saint Dominique (?), un livre à la main
Chevet à trois pans.
La partie inférieure comporte 5 niches dans lesquelles figurent le Christ au centre entouré des quatre évangélistes : Marc et Matthieu à droite, Jean et Luce à gauche.
surmonté d'un ciborium en marbre blanc
En marbre blanc. Arcs gothiques trilobés.
Les trois degrés menant au maître-autel sont en marbre de Caunes-Minervois.
Chapelle de la Vierge
Chapelle St Joseph
Chapelle des Fonts-baptismaux
Baptistère en plâtre surmonté de Jean-Baptiste baptisant le Christ. La niche qui forme une petite chapelle est fermée d'une grande grille en fer forgé.
Céramique ou plâtre
Oeuvre de Laclau ?
Deux lustres dont un en cristal, un lustre dans le chœur, un dans chaque chapelle
16 plaques en marbre pour les 15 morts (1914-18) et 5 autres plaques en marbre pour 5 morts (1940-1961) avec 3 palmes en métal
Quatre plaques en métal qui évoquent des églises disparues : St-Jean de Damiatte, ND de Montrecoulet, ND des Oulms, et St-Vincent.
Dans le porche, le Christ bénissant deux personnes "O Christ Roi protégez l'Eglise et la France"
Baptème du Christ par saint Jean-Baptiste, au-dessus des fonts-baptismaux
Sur l'autel dédié à la Vierge.
Saint Expédit
Au-dessus de l'autel qui lui est consacré.
Deux anges portant des luminaires de part et d'autre du maître-autel.
A gauche du maître-autel. Vierge courinnée.
A gauche du maître-autel
Autre statue du Sacré Cœur de Jésus dans le Chœur
Saint Martin, évêque, bénissant
Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars
A droite du maître-autel.
A gauche du choeur
Saint Léon, pape, bénissant
L'apparition de Notre-Dame de la Salette à deux enfants en Isère (1846). Le support est peint de fleurs de lys encadrés par le Sacré Cœur de Jésus et le Cœur immaculé de Marie.
Saint Jude
Saint Paul et Saint Pierre encadrent l'entrée de l'église.
A gauche, à l'entrée du chœur
Sainte Philomène
| N° | Désignation | Emplacement | Protection | Date | Référence |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Groupe sculpté : Le Christ, la Vierge et la France se serrant la main | Au-dessus de l'entrée de l'église | Inscrit | 2017 | PM81001929 |
| 2 | Chasuble du XVIIIe siècle | Sacristie | Inscrit | 2017 | PM81001930 |
Dumont Lelièvre et Cie. Don de M. Durand du Pujet
Deux bannières, l'une "Sainte Jeanne d'Arc, Priez pour nous" et une autre
En 1654, le curé de St-Martin demande à la communauté que soit construit un presbytère et la fait assigner devant la cour du parlement de Toulouse (délibération du 4 janvier 1654). En 1661, les conseillers étant majoritairement protestants, ils demandent la relaxe et refusent toute nouvelle constructions en vertu de l’Édit de Nantes. (délibération du 6 novembre 1661)
Un presbytère est construit par la communauté de Damiatte en 1777, complété par un four à pain attenant.
Arch dép. Tarn, Q 91, n°2
Vente du presbytère le 6 octobre 1796 (15 vendémiaire an V) à Marc Antoine Duzere, cultivateur, demeurant au Buguet, commune de Damiatte.
Durant la période révolutionnaire, le presbytère est vendu à Dusere aîné.
10 germinal An II
Joseph Sarrasin, ex prêtre de la paroisse est chargé de remettre le puits du presbytère en état, tel qu'il l'a trouvé lorsqu'il est arrivé sur la paroisse. Il a quitté la paroisse peu avant le 28 floréal an II.
A partir de 1804, l'ancien presbytère acquis par Marc Antoine Dusère est loué par la commune pour y loger le prêtre desservant.
21 mai 1804 (1er prairial an XII)
En 1834 des réparations sont effectuées au presbytère.
En 1808, la commune décide de clôturer des cimetières de St-Genest et Saint-Martin avec des haies vives et de pourvoir celui de St-Martin de deux portes munies de piliers et une seule à St-Genest. A cette date, le cimetière de Lacapelle n'est pas évoqué, mais est probablement encore utilisé.
En 1847, Pauline Duserre, domiciliée à Toulouse, fait donation à la commune de Damiatte d’une parcelle de terre (n°1056, section G) afin d’agrandir le cimetière de St-Martin et de le clore de murs.
Croix en fonte néogothique avec Christ en croix sur piédestal de pierre (grès).
Monument aux morts de la commune surmonté de la croix du combattant. Sur l'obélisque, une croix avec l'inscription "In cruce salus" (Le salut est dans la croix).
Aucune donnée renseignée.
VOULTE (de la) Antoine (1584) recteur.
BORDERIES Jacques-Benoît. V=Vicaire né à Serviès le 9.05.1766 de Louis Borderies et Cécile Vedel. Prend un passeport le 15.10.1795. Présent sur la liste des prêtres amnistiés en 1802.
JAUZION Jean (-1830) vicaire né à Damiatte vers 1757 de sieur Jean-Pierre Jauzion et Marie Ribayran. Rédige son dernier acte le 13 août 1792. prêtre réfractaire, il possède en indivision avec son frère et sa soeur 3000 livres de mobilier, un bien et deux métairies sur Damiatte dont la mainlevée sur la saisie est accordée. Rentré d’Espagne, il est recherché en 1798. Présent sur la liste des prêtres amnistiés de 1802.
MONSAGUR Antoine (1643-1653) recteur.
TAYAC Guillaume (1668-1694) recteur. Décédé le 25.09.1694 au Buguet-Haut
GARACH François (24.10.1694-1719) vicaire puis curé depuis le 24.10.1694. Devient curé de Sept-Fages (Giroussens) ?
SANARENS Simon (1719-1719) vicaire.
GARACH Jean (1719-1761) Sous diacre puis curé en 1721.
LAROQUE Jean (1720-1721) curé.
BRUN Étienne (1720-1721) curé de Lacapelle.
LAPORTE Barthélemi (1722-1722) vicaire.
BORDERIÉS (1762-1762) prêtre desservant.
DEYMIER Jean-Gabriel (1762-1780) curé.
DEYMIER Pierre (1780-1792) curé. Signe son dernier acte en septembre 1792. Curé réfractaire, on lui saisit une vigne, une terre, un jardin et un pré situés à Damiatte.
SARRASIN (1792-1792) curé. Signe son dernier acte le 10 septembre 1792.
D'importants travaux de reconstruction sont réalisés en 1695. Le curé évoque la nécessité d'y faire beaucoup de réparations, qu'elle est petite et ne peut contenir me nombre de paroissiens et qu'il serait nécessaire de l'agrandir et d'y faire une sacristie. Les paroissiens ont fait apporter quantité de pierre qu'ils ont apporté à pied d’œuvre. La communauté demande la participation financière de l’évêque de Castres qui prélève 2/3 des fruits décimaux de la paroisse. Les travaux sont engagés en 1696.
(délibération du 20 mars 1695)
En 1722, l'église a besoin de réparations : la muraille du coté du couchant est prêtre à crouler, le clocher d'icelle, le couvert de la nef, celui de l'entrée et me pavé de la nef. Ces travaux sont confiés en 1724 à deux charpentiers de Serviès.
Arch. Dép. Tarn, 2 O 78/2, État des églises de Damiatte, 1802.
Un document du 31 janvier 1802 (11 pluviôse an X) décrit l’église St-Martin en bon état, l’édifice est neuf.
Par délibération du conseil municipal du 1er janvier 1795 (12 nivôse an III), l'église st-Martin est choisie pour être utilisée aux assemblées décadaires parce qu'elle est au centre de la commune.
Un inventaire réalisé le 17 mai 1795 (28 floréal an III) évoque 2 cloches de 4 quintaux, 4 boulets de canon, une échelle pour monter au clocher, un confessionnal, deux autels, l'un en bois et pierre avec le devant en marbre et marchepied en bois, l'autre en bois, un marchepied en bois qui était à un autel en pierre, une chaire à prêcher, un tagut (bière), un bénitier, une balustrade en fer, 5 tableaux dont cadres encadrés et différents autres objets du culte.
En 1804, le conseil municipal évoque la suppression des autres églises paroissiales de la commune au profit de St-Martin. Il considère que vu que l'église de St-Genest qui avait été conservée (pour l'exercice du culte), est à l'extrémité de la commune, qu’elle est très petite et qu'elle tombe en ruine, Vu que l'église de Lacapelle a déjà été supprimée comme n'étant pas centrale et voisine de Saint-Martin, il demande eau préfet de ne conserver qu'une seule église succursale, St-Martin, la plus centrale, celle dont le bâtiment est meilleur.
Le conseil municipal pense que l’église de Saint-Laurent (Moulayrès) ou celle de Missècle peut très convenablement se charger des débris des paroisses de St-Martin des Brugues et de St-Genest qui en sont très voisines.
27 août 1804 (9 fructidor an XII)
1873 : le clocher menace ruine est détruit afin de prévenir tout accident.
1876 don de 2 000 F par Élisabeth de Bonald , épouse Antoine Roger de Laferrière, pour la reconstruction de l’église
A l’occasion du projet de construction d’une nouvelle église, plusieurs personnes demandent qu’elle soit construite dans la plaine, à proximité du village de Damiatte, mais ce projet ne fut pas choisi
Démolition de l’ancienne église dont les dimensions étaient une nef de 13,46 m de longueur sur 9 m de largeur, prolongé par un chœur de 5 m par 4 m de large et deux chapelles de 4 m sur 4 m, plus une tribune de trois mètres de large.
1879-1881 : reconstruction de l’église et de la base du clocher jusqu’au niveau du cordon de briques situé au-dessus de l’horloge par Henri Latgé
voûte en brique creuse de 0,05 m d’épaisseur, posées à plat
entrée principale et « passage journalier »
récupération de la charpente de l’ancienne église
M. Saulnier, architecte à Carcassonne (1879) église, puis Auguste Delmas(1880), architecte à Castres, flèche, puis M. Aurignac,
1789 : travaux débutés par Barthe entrepreneur, puis Jules Siguier, entrepreneur
1882 : construction du clocher octogonal muni de 4 baies, d’une horloge et d’une flèche en brique réalisé par Henri Fédou, Louis et Henriette Macary, entrepreneurs à Puylaurens
1886 : démolition du clocher qui menace ruine par suite du mauvais état des fondations.
construction du clocher et de la voûte de la 1apremière travée par Louis Thomas, maître maçon, à Lavaur
le noubel édifice est en partie construit sur l’ancien : le chœur sur une partie de l’ancienne nef
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