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Inventaire patrimonial des églises du Tarn — Fiche complète de référence

Saint-Jean-Baptiste de Jonquières

saint Jean-Baptiste

Jonquières — Jonquières

Identification

Commune
Jonquières
Code INSEE
81109
Arrondissement
CASTRES
Lieu-dit
Jonquières
Adresse
4 À l'Église, Jonquières
Vocable(s)
saint Jean-Baptiste
Paroisse(s)
Saint-Benoît Saint-Bernard (Saint-Paul-Cap-de-Joux)
Histoire

Histoire et datation de l’édifice

Aucune donnée renseignée.

Localisation, environnement et statut

Situation topographique

Latitude
43.6500192
Longitude
2.1266055
Altitude
192
Orientation du chœur
Vers l’est

Situation

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’église et le presbytère étaient les seuls à porter le nom de Jonquières. Le hameau voisin distant d’à peine 200 m portait en effet le nom de la Maliourguié. Ce nom de Jonquières évoque les joncs qui poussent dans les fossés. L’église est implantée sur une modeste butte à 192 m d’altitude.

Environnement

À proximité de l’église et du presbytère transformé en salle communale se trouve l’école communale construite en 1880. Sa physionomie reprend celle de Saint-Jean, à la différence près qu’en 1884, on y adjoint une extension destinée à accueillir la mairie. En 2013, la nouvelle mairie a pris place dans l’ancienne école libre (construite en 1874) tenue par des religieuses de l’ordre des Filles de Jésus de Massac.

Situation juridique

Statut
Église paroissiale
Propriétaire
Commune
Affectataire
Paroisse actuelle
Utilisation
Culte occasionnel
État actuel
Rénové
Protection MH
Aucune

Précisions sur l’état

L'ensemble de l'église a été rénovée entre 1989 (la toiture fut refaite, les murs du clocher et de l’église furent recrépis), 1922 (la sacristie) et l'intérieur (1996).

Architecture

Dimensions

Aucune donnée renseignée.

Architecture, parois, plafonds et sols

Plan
Plan en croix latine
Matériau des parois
Grès
Aspect des parois
Murs enduits
Plafond ou voûte
Voûte d'arêtes
Décor du plafond
Nicolaï Greschny (1912-1985) vint travailler pour réaliser des fresques dans l’église. Il travailla de novembre 1953 à avril-mai 1954 et peignit le choeur de l’église de fresques d’inspirations orthodoxe.
Matériau du sol
Carrelage

Observations générales

Lors de l’agrandissement de la nef en 1847, on plaça quatre élégantes colonnes monolithes de calcaire blanc-rosé surmontées de chapiteaux ioniques. Ces colonnes proviennent d’une carrière implantée sur le causse de Lautrec, près de Malvignol, sur la route de Graulhet. Les veines calcaires légèrement rosées rappellent le marbre de Caunes-Minervois habituellement utilisé dans certaines églises des environs.

Plan de l'église
Plan de l'égliseAuteur : Samuel Montagne

Décors

Décor des murs
Fresques
Boiseries
Aucune
Croix de consécration
Aucune
Supports de chandelle : nombre
0

Précisions sur le décor des murs

Sur la fresque située à gauche du choeur, le peintre à signé son oeuvre : Nicolaï Greschny pinxit A(nno) . D(omoni) . 1954. - Nicolaï Greschny a peint en l'an du Seigneur 1954.

Observations

La fresque placée dans l’hémicycle s'organise en deux parties. La partie basse est liée au sacrement de l'eucharistie et la partie supérieure présente le Christ triomphant entouré de la Vierge et de saint Jean-Baptiste. Huit anges portent les objets et les vêtements destinés à la célébration eucharistique. De gauche à droite, on trouve un missel, une croix associée à un ciboire et à un encensoir, un calice, une chape et une étole, une aube et un manipule, une patène, deux burettes et une corbeille contenant une hostie et deux pains. Chacun des anges est revêtu d'une aube blanche et deux d'entre eux portent des ornements liturgiques associés aux objets qu'ils présentent. Dans la partie gauche, l'ange qui présente le ciboire est vêtu en diacre : il est revêtu d'une dalmatique (tunique à manches courtes, en forme de croix) et d'une étole portée croisée. Le ciboire signifie que dans la liturgie, le diacre est spécialement affecté à la communion du vin consacré. Dans la partie droite, l'ange situé en vis-à-vis du précédent est vêtu en prêtre : une chasuble et un voile huméral utilisé pour porter dans les mains la patène symbole de l'eucharistie et de la communion.
Au centre de cette procession d'offrande, un autel céleste est peint juste au dessus du tabernacle du maître-autel. L'autel est formé d’une table à quatre pieds à moitié cachés par les drapés de la nappe qui le couvre. Au centre de celle-ci, une Bible ouverte présente cette inscription en occitan extraite d'un psaume (110, 4) qui invoque le Christ comme souverain prêtre : Ès prèire per l'eternitat segon l'òrdre de Melquisedèc
Tu es prêtre pour l'éternité selon l'ordre de Melchisédech
Un bandeau court sous la procession d'anges avec l'inscription suivante en occitan :
As pas volgut ni sacrifici ni oblacion, pracò m'as format un còrps,
t'an pas agradat ni olocaustes ni sacrificis pel pecat.
Alara ai dit : Aici som.
Tu n’as voulu ni sacrifices ni offrandes, mais tu m’as formé un corps
tu n’as accepté ni holocaustes ni sacrifices pour le péché, alors j’ai dit : « Me voici »

Dans la partie supérieure de l'abside se tient le Christ entouré de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, assistés par deux anges céroféraires (ou porteurs de cierge). Le Christ est le personnage le plus majestueux et le plus grand. Installé sur un trône, il est placé au centre de la fresque, au-dessus de l'autel et de la Bible ouverte. Vêtu d'un vêtement bleu, il bénit de la main droite et tient un volumen de la main gauche. Sur les trois branches de la croix de son auréole, on peut lire les trois lettres grecques o ω n qui signifient « Celui qui est éternel ». De part et d'autre de l'auréole, sont peintes les lettres IS et XS pour Jésus Christus. Le tout est entouré d'une mandorle elle-même placée dans une nuée au-dessus de laquelle descend du ciel l'Esprit-Saint représenté par une colombe. Dans la partie supérieure, Dieu le Père est représenté par une main placée dans un triangle d'où partent des rayons lumineux et la colombe de l'Esprit-Saint. Ces trois entités, Jésus-Christ, l'Esprit-Saint et Dieu le Père forment la Trinité qui désigne Dieu : trois entités en une seule.
La Vierge Marie est représentée à la gauche du Christ, vêtue de rouge et de bleue est tournée vers son fils. Les initiales MP et θY sont les premières et dernières lettres grecques des mots Μητηρ θεου qui signifient « Mère de Dieu ». Saint Jean-Baptiste, patron de l'église, est figuré à droite du Christ, vêtu d'une tunique tissée en poils de chameau avec les initiales qui le désignent : Sts Joannes pour Saint Jean.

A gauche du sanctuaire une fresque relate la naissance de saint Jean-Baptiste, telle qu'elle est décrite dans l'évangile selon saint Luc. Sur la fresque, sainte Élisabeth Ŕ sancta Elisabeth – est installée sur un lit où elle vient d'accoucher. Au-delà d'une barrière sur laquelle est placée un drap, Zacharie Ŕ sanctus Zacharias -, son époux, tend une tablette sur laquelle est inscrit le nom de Johannes Ŕ Jean. Le nouveau-né, représenté sous la forme d'un enfant d'environ 3 ans, est placé dans un baquet d'eau en bois dans lequel une servante lui fait prendre son bain. Sous cette fresque, quatre enfants de choeur sont peints à taille réelle, entre la porte de la sacristie et le pilastre du sanctuaire. Vêtus d'une aube blanche ceinte d'un cordon rouge, ils assistent silencieusement à la célébration de la messe, les bras croisés pour le premier, une corbeille de raisin à la main pour le deuxième et avec une miche de main pour le suivant. Le quatrième, plus petit en taille et plus jeune que les autres, se montre plus distrait par un chat blanc avec qui il joue en agitant son cordon ! Chacun de ces enfants de choeur représentent des enfants de la paroisse qui servaient la messe en 1954 : voici leurs noms par ordre de taille : Robert Batigne (né en 1942, de Batut), André Priou (né en 1939, de Jonquières), Raymond Batigne, frère du précédent (né en 1944, de Batut), Henri Bonhomme (né en 1945, de Jonquières). Aujourd’hui encore, ces hommes se souviennent avoir pris la pause alignés une après-midi durant, le temps que le peintre face son oeuvre avant que l'enduit frais ne sèche.

À droite du sanctuaire se trouve également une fresque qui entoure le vitrail. Il représente la scène de la Décollation (mort par décapitation) de saint Jean-Baptiste, telle qu'elle est relatée dans les évangiles de saint Marc et de saint Matthieu. Sur la fresque, Hérode Ŕ écrit Herodes - est peint en haut à droite, portant couronne assis à une table de banquet, une coupe de vin à la main. À ses pieds, la fille d'Hérodiade appelée Salomé est figurée à moitié nue, telle une fille de mauvaise vie. Elle porte des chaussures à talons, une jupe à frou-frou et le haut du corps à peine caché par un châle laisse voir toute la sensualité de cette fille qui tente le roi Hérode. Elle danse cheveux au vent, un tambourin à la main, arbore de nombreux bijoux, ses seins nus et son nombril à peine cachée, le regard tourné vers Hérode. À ses pied gît le corps de saint Jean-Baptiste, les mains liées - Corpus Sancti Johannis – dont la tête placée dans un plateau est portée par un serviteur qui tient se sa main gauche l'instrument du supplice.

Baies et vitraux

Baies

N°EmplacementTypeÉtatObservations
1 Chœur Plein cintre Bon état
2 Chœur Plein cintre Bon état
3 Nef Plein cintre Bon état
4 Nef Plein cintre Bon état
5 Chapelle gauche Plein cintre Bon état
6 Chapelle droite Plein cintre Bon état
8 Nef Plein cintre Bon état

Vitraux

Vitrail n° 1 — Vitrail sans titre

Emplacement
Chœur
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Description et observations

Les sept vitraux qui éclairent l’édifice sont comparables à ceux de Saint-Antoine de La Verdarié (Castres) et datent de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ils ne proposent pas de représentations figurées à l’exception du monogramme de la Vierge AM - Ave Maria - placé sur celui de la chapelle qui lui est dédiée. Il s’agit de motifs à grisaille mêlés de décors géométriques et végétaux aux couleurs vives. Sous le vitrail qui éclaire le choeur, un cartouche indique qu’il a été offert par Benjamin Puech, du Bès.

Vitrail n° 2 — Vitrail sans titre

Emplacement
Chœur
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Vitrail n° 3 — Vitrail sans titre

Emplacement
Nef
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Vitrail n° 4 — Vitrail sans titre

Emplacement
Nef
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Vitrail n° 5 — Vitrail sans titre

Emplacement
Chapelle gauche
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Vitrail n° 6 — Vitrail sans titre

Emplacement
Chapelle droite
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Description et observations

Ils ne proposent pas de représentations figurées à l’exception du monogramme de la Vierge AM - Ave Maria - placé sur celui de la chapelle qui lui est dédiée.

Vitrail n° 8 — Vitrail sans titre

Emplacement
Nef
Technique
Verrière grisaille
État
Bon état

Chœur

Plan du chevet
Chevet plat
Autel face au peuple
Bois
Autel principal
Marbre
Tabernacle
Présent
Retable
Aucun
Tableaux
Aucun
Nombre de statues
0
Stalles
Présentes
Grille de communion
Fer forgé

Précisions sur l’autel principal

L'ancien maître-autel a été conservé dans un hémicycle qui prolonge le sanctuaire. Il est formé d'un autel en marbre gris, d'un entablement du même marbre et d'un tabernacle en gris clair

Précisions sur le tabernacle

La porte du tabernacle en fer est décorée d'une croix couverte de fleurs et le fronton est orné du symbole de la trinité et encadré par les lettres grecques A et ω.

Précisions sur la grille de communion

Le choeur est fermé par une belle table de communion en fer forgé peinte en vert foncé. Les entrelacs en fer forgé du portillon d'accès encadrent deux cercles ovales dans lesquels sont placées les initiales du saint patron de l'église : S et J pour Saint-

Observations

On accède au sanctuaire, légèrement plus haut que la nef au moyen d’une seule marche.

Fresque de Greschny du choeur
Fresque de Greschny du choeurAuteur : Samuel Montagne

Chapelles

Chapelle n° 1 — Gauche

Autel secondaire
Marbre
Tabernacle
Marbre
Nombre de statues
1

Description

A gauche de la nef se trouve la chapelle de la Vierge, anciennement placée sous le vocable de Notre-Dame de Pitié.
À la fin de la période médiévale, elle fut pourvue d’une chapelle placée au nord, dédiée à Notre-Dame de Pitié.
En 1734, Me Bruno Dor, prêtre et ancien curé de la paroisse, âgé de 67 ans, fut enseveli dans la chapelle de Notre-Dame de Pitié.
L'autel de marbre porte le monogramme de la Vierge, les lettres A M : Ave Maria. Sur le mur, deux pilastres moulurés surmontés d'un entablement complètent la décoration de cette chapelle.

Chapelle n° 2 — Droite

Autel secondaire
Marbre
Tabernacle
Marbre

Description

A droite de la nef se trouve la chapelle dédiée à saint Joseph édifiée à la fin du XIXe siècle. L'autel de marbre est décoré de fleurs de lys sur la partie basse, symbole de virginité et emblème de saint Joseph.

Observations

En 1873 fut construite une nouvelle chapelle latérale dédiée à saint Joseph, en face de celle déjà existante.

Chapelle n° 3 — Fond de l'église à gauche

Autel secondaire
Absent
Tabernacle
Absent

Description

Les fonts baptismaux sont situés dans une niche placée à droite, dans le mur de la nef. Il s'agit d'une voûte en plein-cintre formée de très beaux blocs de pierre. On retrouve cette même configuration dans plusieurs églises du Lautrécois, en particulier St-Pierre d'Expertens, St-Salvy de Puycalvel et Saint-Étienne d'Artoul. Cette niche était autrefois fermée par une grille en fer.

Décor

Une fresque de Nicolaï Greschny décore le mur arrière de la niche. Elle représente de baptême du Christ dans le fleuve du Jourdain dont on aperçoit le génie au bas de fresque. Saint Jean-Baptiste est placé à la droite du Christ, vêtu d'une tunique tissée en poils de chameau. Il baptiste le Christ, debout, au milieu dans les flots du Jourdain qui laissent entrevoir ses jambes. La colombe qui représente l'Esprit-Saint descendant du ciel est placée au-dessus du Christ. À sa gauche, deux anges présentent des linges et assistent Jean-Baptiste. Les trois inscriptions placées dans la fresque signifient : Sts Johannes (saint Jean-Baptiste), IS XS (Jésus Christus), Jordanus Flu (fleuve du Jourdain).

Chapelle de la Vierge
Chapelle de la ViergeAuteur : Samuel Montagne
Fresque des fonds baptismaux
Fresque des fonds baptismauxAuteur : Samuel Montagne
Mobilier et œuvres

Mobilier de la nef

Fonts baptismaux
Pierre
Chaire
Aucune
Bénitier
Autre
Chemin de croix
Panneaux en bois et moulage
Confessionnal
Présent
Lustres
Aucun
Tableaux
Présent(s)
Nombre de statues
2
Places sur les bancs
0
Places sur les chaises
0
Plaques
Présentes
Tombeaux ou stèles
Aucun

Précisions sur les fonts baptismaux

Les fonts baptismaux sont situés dans une niche placée à droite, dans le mur de la nef. Il s'agit d'une voûte en plein-cintre formée de très beaux blocs de pierre. On retrouve cette même configuration dans plusieurs églises du Lautrécois, en particulier S

Précisions sur le chemin de croix

Le chemin de croix fut installé à l'occasion d'une mission prêchée en 1899. Les différentes stations du chemin de croix lacées dans la nef sont formées d'un cadre en plâtre mouluré et peint couleur bois. Les différentes scènes sont représentées en relief

Précisions sur le confessionnal

Le confessionnal installé dans la chapelle de la Vierge est placé face à l'autel.

Précisions sur les plaques

Dans la sacristie, une inscription gravée dans la pierre rappelle les que les travaux de la sacristie furent terminés en 1992 : In anno MCMXCII (1992).

Tableaux

Fresque représentant saint Elie, prophète

Auteur
Nicolaï Greschny
Datation
1954
Technique
Fresque
Emplacement
Chapelle sud
État
Bon
Propriétaire
Paroisse

Observations

Durant les travaux, le peintre était logé chez Élie Prat à la Borio Novo à Jonquières. À la fin de son séjour, pour remercier ses hôtes de l'avoir hébergé, il leur offrit une fresque insérée dans un cadre de bois représentant le prophète Élie, en référence au prénom d’Élie Prat. Cette fresque a été offerte à la paroisse par des descendants et se trouve désormais dans l'église de Jonquières.

Statues

Saint Joseph

Emplacement
Chapelle nord
Datation
XIX

Précisions

Joseph tient un lys et présente le Christ bénissant.

Notre-Dame de Lourdes

Emplacement
Chapelle sud
Datation
XIX

Précisions

La statue de Notre-Dame de Lourdes est placée dans une niche au-dessus de l'autel.

Observations

À l’exception des statues de N.-D. de Lourdes et de saint Joseph conservées dans les chapelles latérales, les sept autres présentes jusque là dans l’église furent remisées au galetas du presbytère. Du fait des déménagements ou des travaux réalisés, certaines furent endommagées et disparurent. Dans ce « purgatoire » de fortune sont conservés 6 socles de grandes statues et un autre de plus petite dimension. Des sept statues, quatre demeurent : saint Jean-Baptiste avec des agneaux à ses pieds, sainte Jeanne d’Arc, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et la Vierge Marie écrasant le serpent à ses pieds. Quelles étaient les autres statues ? La comparaison avec les églises des environs incite à penser qu’elles devaient très certainement comporter saint Antoine de Padoue et sainte Germaine de Pibrac.

Tribune, instruments, sacristie, clocher et cloches

Tribune, instruments et trésor

Tribune
Présente

Sacristie

Nombre de sacristies
1
Emplacement
Gauche
Nombre de reliquaires
0

Description

La vieille sacristie fit l’objet des soins des paroissiens qui se relayèrent à partir du mois d’avril 1992. Les hommes de bonne volonté de la paroisse se chargèrent bénévolement de repeindre les murs, de lambrisser la pièce et de la repeindre afin de la rendre plus propre.

Clocher

Emplacement
Entrée de l'église
Forme
Carré
Flèche
Carrée
Nombre d’étages
2
Ouvertures des cloches
Géminée surmontée d'un oculus
Couverture
Maçonné
Accès
Escalier intérieur
Sonneries
Horloge, Angélus à midi
Mode de sonnerie
Électrifiée

Observations

Il fut décidé d’un commun accord de construire le clocher dans l’axe de l’église. Celui-ci ne fut pourvu de contreforts afin de ne pas cacher le presbytère dans la mesure où le clocher fut bâti en saillie devant celui-ci. Son architecture néo-romane soignée est l’œuvre de M. Pierre Cros, entrepreneur à Cuq, suivant les plans de M. Bonnet15, architecte. Elle est comparable à l’église de Saint-Paul Cap-de-Joux. Les encadrements et les angles furent bâtis avec une alternance de pierre et de briques. Pourvu d’un balcon au premier étage, le niveau supérieur abrite le beffroi qui supporte la grosse cloche. La flèche en briques encadrée par quatre pinacles fut bâtie en 1895.

En 1896, le mécanisme d’horloge réclamé quelques années auparavant fut installé dans le clocher par Léon Castel, horloger mécanicien à Sémalens pour la somme de 1220 Frcs. Il était prévu qu’elle sonne les heures et les demi-heures, avec repic. Deux cadrans en émail furent installés, l’un à l’intérieur pour servir à remettre l’horloge à l’heure, l’autre à l’extérieur. En 1928, l’horloge en panne bénéficia d’importantes réparations.

Cloches

Cloche n° 1 — Jean-Baptiste

Date de fonte
1806
Poids
260 kg
Diamètre
0 cm
Note
FA 4

Inscriptions

Elle est installée dans la fenêtre située au-dessus du porche d’entrée. Elle sonne les heures au moyen d’un tintement électrique, le battant ainsi que l’ancien marteau d’horloge, toujours en place, sont inutilisés. Les inscriptions relevées sont fragmentaires en raison de la difficulté pour accéder à la cloche.
SANCTE JOANES BAPTISTA PATRONUS NOSTER HORA PRO NOBIS
ANNO DOMINI 1806
Saint Jean-Baptiste, notre saint patron, priez pour nous. L’an du Seigneur 1806.

Observations

Le nom du fondeur n’est pas connu. Quelques fautes et erreurs dans l’inscription révèlent une mauvaise maîtrise du latin : hora au lieu de ora, Joanes au lieu de Johannes et les lettres N sont toutes inversées. La panse de la cloche est sobrement décorée d’un Christ en croix et de la Vierge Marie décorent la panse de la cloche. Dans les enquêtes menées dans la paroisse au XIXe siècle, le poids de cette cloche est estimé à 260 kg.

Cloche n° 2 — Véronique Jeanne

Date de fonte
1949
Poids
600 kg
Diamètre
98 cm
Note
SOL 3

Inscriptions

Voici les inscriptions : « J AI ETE BAPTISEE L AN 1949 PAR SExc Mgr MOUSSARON ARCHEVEQUE D ALBI L ABBE EMILE VALSSA ETANT CURE DE LA PAROISSE, J AI POUR PARRAIN PRAT ELIE ET POUR MARRAINE MOULET JOSETTE, JE DOIS LA VIE À LA GENEROSITE DE TOUS LES PAROISSIENS ET PARTICULIEREMENT DES FAMILLES BES EDOUARD MAIRE DE JONQUIERES, LAROCHE JOSEPH PRAT ELIE CAMINADE AUGUSTE CLOUP FREDERIC LAVEZE ERNEST LENCOU LEOPOLD, MEMBRES DU CONSEIL PAROISSIAL GAYRAL LOUIS LENCOU LOUIS PUECH LEON MAYNADIER ML, À CES NOMS DIEU JOINDRA CELUI DES NOMBREUX BIENFAITEURS DONT L OFFRANCE EST AUSSI PRECIEUSE VERONIQUE JEANNE POUR DISSIPER L ORAGE MAINTENIR L UNION DES COEURS MA VOIX DIRA SANS CESSE AU CIEL DIEU TOUT BON MISERICORDE ET PARDON J. GRANIER FONDEUR CASTANET LE BAS HERAULT

Observations

Une seconde cloche fut installée en 1895, comme le rappelle un article paru dans La semaine religieuse de l’archidiocèse d’Albi. Offerte en grande partie par l’abbé Joseph Calmettes alors le curé de la Madeleine d’Albi, elle fut bénie à l’occasion de la clôture d’une mission prêchée par le R. P. Etienne, d’Ambialet.
La grosse cloche finit par se fêler et la paroisse décida donc de la refaire fondre. Pour financer la refonte de la cloche, un réel investissement financier de la paroisse s’imposait. En 1949, le conseil de fabrique prit l’initiative de lever des fonds pour procéder à sa refonte. La cloche fut alors descendue, puis coupée avec un mal en pièces détachées, puis refondue en 1949. D’un diamètre de 98cm, elle donne la note SOL 3. Elle est installée sur le beffroi central en bois, sonne à la volée et en tintement électriques. Elle est montée sur un joug cintré qui date de la première cloche, auquel on à supprimé la boule.

Elle est décorée d’une frise d’entrelacs à la couronne, du buste de la Vierge et de sainte Jeanne d’Arc en pied sur la panse. Le baptême de la cloche fut réalisé par Mgr Pierre-Marie-Joseph Puech (1906-1995), évêque auxiliaire d’Albi.

Presbytère, cimetière et monuments associés

Presbytère

Emplacement
Attenant à l'église
Propriété
Commune
Adresse actuelle
4 À l'Église, Jonquières

Histoire de la bâtisse

Les travaux confiés à Got et Roussel pour la somme de 9 758 Frcs débutèrent à l’automne 1877. L’année suivante, le conseil municipal modifia le plan initial de Delmas et souhaita que la toiture soit sur quatre versants, que les briques des ouvertures soient remplacées par de la pierre de taille, et que soit ajoutée une remise. Les travaux s’achevèrent en octobre 1879.
Comme le montre le plan dressé par Auguste Delmas, architecte, le bâtiment était formé d’une maison d’habitation composée d’une cave en sous-sol, 4 pièces au rez-de-chaussée, 4 autres au premier étage et d’un galetas. Il disposait également d’une écurie surmontée d’une grange et d’un jardin potager.

Observations

Il est devenu une salle communale.

Cimetière

Emplacement
Attenant à l'église
Croix centrale
Au centre du cimetière
Monument aux morts
Contre la croix de mission
Tombes de prêtres
2

Histoire

Croix centrale du cimetière : Le calvaire placé au centre du cimetière est une croix aux outrages. Elle comporte les différents instruments de la passion, ainsi que la lettre G qui est très certainement l'initiale du nom du forgeron qui a forgé cette croix. Voici les différents instruments de la passion de bas en haut : - sur le montant inférieur : l'échelle pour suspendre le corps, la lance du centurion, l'éponge placée au bout d'une branche d'hysope, le glaive de saint Pierre et le calice de l'agonie - sur les bras : le marteau, les dés, les pièces d'argent de Judas, les tenaille - sur le montant supérieur : la coupe de boisson amère, l'inscription INRI (Jésus le Nazaréen, Roi des Juifs), et des clous à l'extrémité des différents bras.

La croix aux outrages du cimetière
La croix aux outrages du cimetièreAuteur : Samuel Montagne

Autres monuments religieux

Monument aux morts

Type
Croix commémorative
Emplacement
Face à l'entrée de l'église.

Description

Un monument aux morts dédié aux soldats décédés originaires de la paroisse fut érigé à Jonquières en 1921. Le 12 octobre 1921, une entreprise plaça la stèle devant l’église, à côté du Christ. L’inauguration eut lieu le dimanche 27 novembre 1921

Croix de mission

Type
Croix de mission
Emplacement
Face à l'entrée de l'église.
Date ou période
XIX

Description

A l’entrée de l'église, le visiteur est accueilli par un calvaire monumental érigé à la fin du XIXe siècle, en souvenir d'une mission. Il se compose d'un socle de grès surmonté d'une croix métallique ouvragée peinte en vert qui supporte un christ en métal peint en blanc. Le tout est protégé par une grille et placé contre le mur du cimetière.

Notre-Dame de Lourdes

Type
Statue
Emplacement
Placée entre l'entrée de l'église et la chapelle.
Date ou période
1887

Description

En janvier 1887, eut lieu une mission prêchée par le R. P. Etienne, religieux du tiers ordre des Franciscains de Notre-Dame de la Drèche. Elle fut achetée à cette date.

Plan de la paroisse de Jonquières
Plan de la paroisse de JonquièresAuteur : Samuel Montagne

Histoire de la paroisse

Sous l’Ancien Régime

L’implantation de l’église est probablement antérieure au XIe siècle, comme le laissent penser le vocable, son orientation et son implantation au sommet d’une colline. L’ecclesia de Jonqueriis est mentionnée pour la première fois en 1342 dans un pouillé du diocèse de Bourges2. Elle est à nouveau mentionnée en 1382 comme paroisse non taxée.

Les archives paroissiales évoquent peu le bâtiment composé d’un seul vaisseau de plan rectangulaire. L’église était longue et étroite. À la fin de la période médiévale, elle fut pourvue d’une chapelle placée au nord, dédiée à Notre-Dame de Pitié.

Pendant la Révolution

Durant la période révolutionnaire, la paroisse de Jonquières fut entièrement dépossédée de ses biens.
En février 1791, les biens du gleizage furent mis en vente au profit de l’État et acquis par le sieur Jean-Pierre Roger, propriétaire des Granges, pour la somme de 390 livres5.
L’église fut également mesurée et estimée en 1791. Les biens nationalisés se composaient de l’église, isolée, joignant la maison curiale, contenant 19 cannes carrées, et du presbytère contenant 46 cannes carrées. L’ensemble fut estimé à 2 500 francs6. En août 1796, ces biens furent vendus à ce même Jean-Pierre Roger, désormais négociant. Le lot était composé de l’église, de la sacristie et de la maison curiale mitoyenne (60 cannes carrées).

Depuis le Concordat

Après le rattachement de la section de Jonquières à la commune de Gibrondes en 1829, l’histoire de l’église est nettement plus documentée. On apprend ainsi qu’en 1844, les combles du bâtiment menacèrent de s’écrouler par suite de l’affaissement d’un arceau sur lequel reposait la toiture. Pour prévenir la chute imminente de celle-ci, la municipalité la fit étayer en urgence. L’année suivante, des travaux furent réalisés pour consolider les combles, créer une voûte et une sacristie.
En 1847, l’église subit d’importantes opérations de consolidation (2 400 F). Un devis prévoyait la construction d’une sacristie, d’un choeur semi-circulaire et de trois contreforts au sud. Sur le plan dressé en 1847, l’église n’avait pas de clocher ; un clocheton supportait la cloche installée en 1806 sur le mur pignon de la nef. L’église avait conservé la chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié au nord. C’est dans cette chapelle que se trouvaient les fonts baptismaux, ainsi que l’indiquent les enquêtes menées par le diocèse au XIXe siècle.
Les travaux de 1847 permirent de renforcer le mur sud au moyen de trois contreforts doublés à l’intérieur par des colonnes en calcaire. Le réaménagement de l’intérieur de l’église remplaça le plafond lambrissé par une voute en plein cintre supportée par les murs et les arcs doubleaux.

Travaux et événements historiques
Prêtres et desservants

Prêtres et desservants

LECOULS

Année d’arrivée
1673
Commune d’affectation
JONQUIÈRES
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE JONQUIÈRES
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792

Commentaire

LECOULS (1673-) recteur.

Jean-Pierre DOR

Année d’arrivée
1729
Année de départ
1756
Commune d’affectation
JONQUIÈRES
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE JONQUIÈRES
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792

Commentaire

DOR Jean-Pierre (1729-1756) curé. Prit possession de la cure le 30.03.1729. Décédé le 19.02.1756 à l’âge de 52 ans et enterré dans le cimetière.

Antoine PLANCHON

Année d’arrivée
1756
Année de départ
1790
Commune d’affectation
JONQUIÈRES
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE JONQUIÈRES
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792

Commentaire

PLANCHON Antoine (1756-1790) curé. Signe "ex-curé" en 1790. Décédé le 7.08.1791 à 73 ans.

François MAYNIER

Année d’arrivée
1790
Année de départ
1792
Commune d’affectation
JONQUIÈRES
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE JONQUIÈRES
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792

Commentaire

MAYNIER François (1790-1792) curé né à St-Amans des Cots (Aveyron) vers 1760. Signe son dernier acte le 12.09.1792. Présent sur la liste de prêtres amnistiés de 1802.

FOURNÈS

Année d’arrivée
1792
Commune d’affectation
JONQUIÈRES
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE JONQUIÈRES
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792

Commentaire

FOURNÈS (1792-) curé de Carbes. Signe son dernier acte le 28 décembre 1792.

Guillaume BARTHE

Année d’arrivée
1825
Année de départ
1831
Commune d’affectation
Jonquières
Paroisse d’affectation
Saint-Jean-Baptiste de Jonquières
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)

E. ROUCH

Année d’arrivée
1831
Année de départ
1862
Commune d’affectation
Jonquières
Paroisse d’affectation
Saint-Jean-Baptiste de Jonquières
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)

J.B. COMBES

Année d’arrivée
1862
Année de départ
1887
Commune d’affectation
Jonquières
Paroisse d’affectation
Saint-Jean-Baptiste de Jonquières
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)

Philippe ALIBERT

Année d’arrivée
1887
Année de départ
1889
Commune d’affectation
Jonquières
Paroisse d’affectation
Saint-Jean-Baptiste de Jonquières
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)

Léon PUGINIER

Année d’arrivée
1889
Année de départ
1906
Commune d’affectation
Jonquières
Paroisse d’affectation
Saint-Jean-Baptiste de Jonquières
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)

Victor FOURESTÈS

Année d’arrivée
1906
Année de départ
1935
Commune d’affectation
Jonquières
Paroisse d’affectation
Saint-Jean-Baptiste de Jonquières
Source
Base Félix Choulet (1825-1964) (relevé par Gérard Cabayé, source : archives diocésaines)
Sources, archives et bibliographie

Sources, archives, études et bibliographie

Bibliographie

Samuel Montagne, Jonquières : Gibrondes et Labessière réunis : de Gibrondes à Jonquières, un territoire en quête d'unité, 2021.

Données de l’inventaire

Données générales de l’inventaire

Visites et renseignements

Fiche : 31/07/2026 Rédacteur : Samuel Montagne

Informateurs

Marie-France Maynadier

Photographies et documents

Toutes les photographies et tous les documents associés sont déjà présentés dans les rubriques de la fiche.