Sous l’Ancien Régime
L’évêque d’Albi, Durant de Beaucaire (1228-1254), avait en sa possession l’église rurale de St Etienne de Cahuzac, près de Puech Auriol. Auparavant, il y avait deux moines de St Benoît de Castres présents en ce lieu désert, sous forme d’un prieuré rural, vie fraternelle toute simple avec retour fréquent à l’Abbaye -mère. Ce prieuré fut pris en charge par les bénédictins voisins de St Pierre de Burlats, fondation de St Benoît de Castres.
Egalement, dans les comptes de la décime levée en 1384, dans les bourgs et dans le diocèse de Castres, on rencontre l’église de St Etienne de Cahuzac située sur la route de Castres à Puech Auriol
Depuis le Concordat
En 1911, le curé de St Etienne de La Bernadié ; E. Brousse écrivait dans la revue « Albia Christiana » tome 8, pages 129-144 au sujet de la paroisse :
« Une population qui trouve ses églises trop éloignées
Au Nord – Est de la commune de Castres, en rase campagne, une église paroissiale, on la connaît dans le pays sous le nom de St Etienne de Cahuzac. Son âge ? Nul ne la sait ; les pauvres n’ont pas d’archives ! Devant elle, un enclos qui est le cimetière, tout autour des champs où montant des récoltes, des près où pâturent des troupeaux. Le presbytère ? Il n’y en a pas ! Des habitations proches ? Pas davantage.
A part quelques fermiers (90) dont les maisons s’égrènent à de larges intervalles, dans les environs, la population (300âmes) s’est fixée à 3 quarts de lieues, sur son extrême limite de la paroisse, près de l’Agout, touchant au territoire de Burlats. Elle y forme un massage d’importance ; la Bernadié, et plusieurs hameaux. [ ...]
Dimanche et jours de fête, les fidèles s’en vont vers leur lointaine église, deux fois, le matin pour la messe, pour les vêpres le soir. Et quel chemin défoncé toujours ruisselant, plein d’ornières l’hiver, herbeux l’été. [...]
Il faudrait une église tout près, une église qui serait le centre d’une paroisse. Cette église, pourquoi pas ne serait – elle pas à la Bernadié ? [...] »
Lieux-dits et territoires
Plusieurs campagnes de prospections archéologiques ont été réalisées dans les années 200-2010 par Marie Bury et l'équipe archéologique du CERAC à Castres. Elles ont mis en évidence de la céramique médiévale attestant d'une occupation ancienne, de nombreux objets liés au cimetière, en particulier des restes de perles de chapelets, des médailles et des os verdis par l'oxydation du cuivre.
Au cours de travaux agricoles, la famille Causse de Lagrange, fermier des terres de Grangeottes a levé à au moins deux reprises des sarcophages en pierre légèrement en contrebas du bosquet. Ces pierres ont été ensuite enfouies.
Observations
En 1825, la paroisse a subie une terrible amputation due au rattachement à la paroisse de St François de Roquecourbe du Mas d’En Fau, des Anouals, de la Marmotte, le Lacan et des Tuileries. C’était un bon tiers de la population.
Les pourparlers durèrent de longues années entre Mr Mahuziès, maire de Castres, propriétaire de la ferme de Grangeottes, et l’archevêché.
Enfin, le 28 avril 1835, un lundi de Pâques, la 1ere pierre de la nouvelle église bâtie à la Bernadié fut bénite.
Après la lecture de l’ordonnance royale à la messe du dimanche 6 avril 1838, l’abbé François Napoléon Landes, curé de la paroisse cessa l’exercice de son ministère. Le lendemain, les fabriciens se rendirent à St Etienne, emportèrent à la Bracadelle la cloche, une commode, un prie –Dieu, le linge d’autels, la croix, de vieux ornements et une vingtaine de chaises. Tout le reste fut abandonné. La clef fut remise par ordre de l’Ordinaire à la fabrique de St Salvy de Puech Auriol sur le territoire de laquelle se trouvait désormais l’église de St Etienne d’après la nouvelle circonscription.
La commune vendit l’église à Mr Mahuziès, y compris le chemin et le cimetière pour la somme de 1000 Francs. Cet argent fut donné, sans doute, à la paroisse de Puech Auriol, pour la construction de sa nouvelle église, elle aussi dans le massage éloigné et plus important que celui où était établie l’église de St Salvy de Campelliergue.
Après l’achat de l’église de St Etienne, le propriétaire décida un jour de la détruire et de faire un champ à sa place. Malheur lui pris de vouloir raser l’édifice, car quelques temps après cela, alors que celui – ci était allé à Castres un samedi soir afin d’aller se distraire, lorsqu’il revint, un orage éclata dans la région. On raconte qu’il n’y eut cependant qu’un seul et puissant coup de tonnerre.
Quelques jours après, il fut retrouvé lui et son cheval, en contre bas de sa propriété, près e sa propriété de Grangeottes, près du chemin qui longe le ruisseau. Aussi, pensa-t-on qu’il avait été foudroyé par les puissances célestes de fait qu’il avait détruit l’ancienne église St Etienne de Cahuzac.
Le malheureux foudroyé fut enseveli dans le caveau de sa famille, la famille Mahuziès, tombeau qui se trouve encore dans l’ancien cimetière de St Salvy de Campelliergue qui a désormais fait place au cimetière public réservé aux personnes de confession musulmane.
A la suite de ce tragique incident, la famille du défunt, décida de créer un bosquet à l’emplacement de l’église et du cimetière disparus afin de calmer les esprits.
Depuis, la route ne passa plus au cœur du site empreint d’histoire mais on peut toujours admirer le petit bosquet planté d’espèces d’arbres et d’arbustes différents.
Après l’achat de l’église de St Etienne, le propriétaire décida un jour de la détruire et de faire un champ à sa place. Malheur lui pris de vouloir raser l’édifice, car quelques temps après cela, alors que celui – ci était allé à Castres un samedi soir afin d’aller se distraire, lorsqu’il revint, un orage éclata dans la région. On raconte qu’il n’y eut cependant qu’un seul et puissant coup de tonnerre.
Quelques jours après, il fut retrouvé lui et son cheval, en contre bas de sa propriété, près e sa propriété de Grangeotte, près du chemin qui longe le ruisseau. Aussi, pensa – t – on qu’il avait été foudroyé par les puissances célestes de fait qu’il avait détruit l’ancienne église St Etienne de Cahuzac.
Le malheureux foudroyé fut enseveli dans le caveau de sa famille, la famille Mahuziès, tombeau qui se trouve encore dans l’ancien cimetière de St Salvy de Campelliergue qui a désormais fait place au cimetière public réservé aux personnes de confession musulmane.
A la suite de ce tragique incident, la famille du défunt, décida de créer un bosquet à l’emplacement de l’église et du cimetière disparus afin de calmer les esprits.
Depuis, la route ne passa plus au cœur du site empreint d’histoire mais on peut toujours admirer le petit bosquet planté d’espèces d’arbres et d’arbustes différents.