Inventaire patrimonial des églises du Tarn — Fiche complète de référence
Notre-Dame de Ruffis
Montredon-Labessonnié
L’église dans son environnement
Vue d'ensembleAuteur : Michel André
Identification
Commune
Montredon-Labessonnié
Code INSEE
81182
Arrondissement
CASTRES
Paroisse(s)
Sainte-Germaine (Réalmont)
Histoire
Histoire et datation de l’édifice
Dates de construction
Plan d'église de type roman du XIIème siècle, reconstruction en 1764.
Dates portées
1764
Style
Roman
Justification de la datation
Linteau de la baie numéro 14
Campagnes de construction
Réaménagement au XVème siècle dans la chapelle nord, en témoigne les départs des voûtes gothiques.
Reconstruit en 1764.
Localisation, environnement et statut
Situation topographique
Type de situation
hameau
Taille de l’édifice
petite
Latitude
43.7092340
Longitude
2.3431880
Altitude
522
Orientation du chœur
Vers l’est
Précisions sur l’orientation
Sud-est
Situation
Eglise isolée en bordure d'un chemin goudronné.
Accès
Depuis Montredon-Labessonnié, prendre la RD89 vers Lacaune, puis tourner à droite après le terrain de sport et le camping en suivant le panneau indicateur.
Situation juridique
Statut
Église paroissiale; Chapelle
Propriétaire
Commune
Affectataire
Paroisse actuelle
Utilisation
Culte occasionnel
État actuel
Rénové
Protection MH
Aucune
Précisions sur le statut
Avant la Révolution, l’église de Ruffis est une annexe de la paroisse de Blaucau.
Après le Concordat de 1802, Notre-Dame de Ruffis devient annexe de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Labessonnié.
Précisions sur l’état
Chapelle en très bon état rénové par l'ASPER (Association pour la Sauvegarde et la Promotion de l'Ensemble de Ruffis) depuis 1997 et ce jusque dans les années 2010.
Architecture
Dimensions
Longueur totale
18,20 m
Largeur de la nef
4,80 m
Hauteur de la voûte
4,80 m
Architecture, parois, plafonds et sols
Plan
Plan en croix latine
Matériau des parois
Schiste
Aspect des parois
Pierres apparentes
Plafond ou voûte
Fausse voûte
Décor du plafond
Peint en blanc
Matériau du sol
Dalles de pierre
Précisions sur le plan
Le plan en croix latine est parasité par l'ajout ultérieur d'une sacristie (à l'est de la chapelle sud) et d'un porche (à l'ouest de la chapelle sud).
Précisions sur les matériaux
Galets, Gneiss et ouvertures en granit.
Précisions sur le plafond ou la voûte
En bois
Précisions sur le sol
Dalles de schiste
Décors
Décor des murs
Aucun
Boiseries
Aucune
Croix de consécration
Aucune
Supports de chandelle : nombre
0
Baies et vitraux
Baies
N°
Emplacement
Type
État
Observations
0
Chœur
Plein cintre Fenêtre axiale
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de grès
1
Chœur
Plein cintre
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de calcaire
10
Nef
Plein cintre
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de granit
12
Nef
Oculus
Bon état
14
Nef
Autre Arc segmentaire
Bon état
Le linteau porte la date de 1764 suivi d'une croix, témoin d'une phase de travaux de la chapelle
2
Chœur
Plein cintre
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de calcaire
3
Chapelle n°1
Plein cintre
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de calcaire
4
Chœur
Plein cintre
Bon état
Vue d'extérieur elle est comblée par le bâtiment de la sacristie
5
Nef
Rectangulaire Arc Segmentaire
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de grès, identique à la baie numéro 14
6
Autre
Plein cintre Sacristie
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de calcaire
8
Chapelle n°2
Plein cintre
Bon état
Vue extérieure, elle est ceinturée de granit
Vitraux
Vitrail n° 0 — Croix du Christ
Emplacement
Chœur
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
La forme de l'étoile du berger : Symbolise de la naissance de Jésus
La Croix : Symbolise la mort du Christ
La pointe de l'épée brisée : Symbolise la Paix
Les couleurs : le bleu et le blanc : Symbolise la Vierge
L'ensemble : Symbolise la Gloire de Dieu
Vitrail n° 1 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chœur
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal surmonté d'un soleil
Vitrail n° 10 — Vitrail sans titre
Emplacement
Nef
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal surmonté d'un soleil
Vitrail n° 12 — Vitrail sans titre
Emplacement
Nef
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Un point rouge au centre entouré d'un damier de couleurs jaune et transparent
Vitrail n° 14 — Vitrail sans titre
Emplacement
Nef
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal
Vitrail n° 2 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chœur
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal surmonté d'un soleil
Vitrail n° 3 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chapelle n°1
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal surmonté d'un soleil
Vitrail n° 4 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chœur
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal
Vitrail n° 5 — Croix du Christ
Emplacement
Nef
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Une croix latine ceinturée de lierre
Vitrail n° 6 — Croix du Christ
Emplacement
Autre
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Une croix latine ceinturée de lierre
Vitrail n° 8 — Vitrail sans titre
Emplacement
Chapelle n°2
Technique
Vitrail au plomb
Auteur
Gerlinde Williams
Commanditaire
Gerlinde Williams
Datation
1999
État
Bon état
Description et observations
Vitrail au lexique végétal surmonté d'un soleil
Fenêtre avec linteau Portant la date de 1764Auteur : Léo CHUPIN — Date : 2025
Chœur
Plan du chevet
Chevet plat
Autel face au peuple
Grès
Autel principal
Aucun
Tabernacle
Absent
Retable
Aucun
Tableaux
Aucun
Nombre de statues
2
Stalles
Aucune
Grille de communion
Aucune
Niche ou lavabo
Aucun
Reliquaires
Aucun
Description du chevet
Chevet orienté
Précisions sur l’autel face au peuple
Chapiteau décoré de feuilles d'acanthe surmonté de la pierre d'autel
Précisions sur les statues
Une Vierge à l'enfant; un Christ en croix
Autres éléments
Une croix de procession sur balustre en pierre moderne
Chapelles
Chapelle n° 1 — Gauche
Autel secondaire
Absent
Tabernacle
Absent
Nombre de statues
2
Description
Départ de voûtes gothiques en calcaire avec reste d'enduit ocre (XIV-XVème siècles ?)
Précisions sur les statues
Une vierge à l'enfant ; Une Sainte-Germaine
Autre mobilier
Culot en calcaire (récupération XIXème siècle)
Un fond batismal en calcaire (XIXème siècle ?) : trois colonnes en piédestal
Chapelle n° 2 — Droite
Autel secondaire
Absent
Tabernacle
Absent
Nombre de statues
2
Précisions sur les statues
Un Saint-Joseph ; Une Vierge à l'enfant
Autre mobilier
Un autel carré en grès avec base carrée de 70cm de côté avec une croix latine en creux, surmonté d'un chapiteau carré (XXème siècle ?)
Mobilier et œuvres
Mobilier de la nef
Fonts baptismaux
Pierre
Chaire
Aucune
Bénitier
Pierre
Chemin de croix
Autre
Confessionnal
Aucun
Lustres
Éclairage récent
Tableaux
Aucun
Nombre de statues
1
Places sur les bancs
84
Places sur les chaises
16
Monument aux morts
Aucun
Plaques
Aucune
Tombeaux ou stèles
Aucun
Reliquaires
Aucun
Précisions sur les fonts baptismaux
Dans la chapelle n°1
Précisions sur le bénitier
Bénitier en grès avec un piédestal et une cuve nermurée
Précisions sur le chemin de croix
Cadre en céramique et bas-reliefs
Précisions sur les statues
Saint-Roch
Statues
Sainte Germaine
Emplacement
Chapelle nord
Matériau
Pierre
Datation
XXème siècle ?
Protection
Non protégée
Vierge à l’Enfant
Emplacement
Chapelle nord
Matériau
Pierre
Datation
XXème siècle ?
Protection
Non protégée
Saint Joseph
Emplacement
Chapelle sud
Matériau
Plâtre
Datation
XIXème siècle
Protection
Non protégée
Vierge à l’Enfant
Emplacement
Chapelle sud
Matériau
Plâtre
Datation
XIXème siècle
Protection
Non protégée
Christ en croix
Emplacement
Chœur
Matériau
Fonte
Datation
12 juin 1896
Protection
Non protégée
Précisions
Bas-relief
Observations
Un Christ en croix donné par la famille Castelnau à la chapelle Notre-Dame de Ruffis en 1896.
Vierge à l’Enfant
Emplacement
Chœur
Matériau
Bois
Datation
1954
Protection
Non protégée
Précisions
C’est le 7 novembre 1954, au cours d’une cérémonie solennelle présidée par Mgr Marquès, alors évêque auxiliaire d’Albi, qu’a eu lieu la mise en place de la statue actuelle.
Elle est l’œuvre de deux artistes albigeois, Raoul Vergnes et son fils Jean-Marie, alors très jeune, qui fit la maquette en terre et commença l’ébauche dans le bois. Tous deux ont essayé d’exprimer l’idée proposée par l’abbé Auriol, alors curé de Labessonnié : que la Vierge offre l’enfant Jésus au monde.
Marie, très jeune avec ses tresses de cheveux, se penche joyeusement en avant pour présenter son fils : elle le soutient de son bras droit mais sa main gauche est aussi placée sous les pieds de l’enfant.
Celui-ci est particulièrement accueillant : les bras ouverts, lui aussi se penche mais avec un grand empressement, comme prêt à se porter vers les gens, le visage imprégné du plus gracieux sourire.
L’ensemble forme un seul bloc de noyer de 78 centimètres, pris dans un mouvement unique. Le voile qui fait manteau rejoint les pieds stylisés et volontairement rapprochés.
En revanche, la partie médiane prend plus d’importance, les quatre manches bouffantes mais serrées au poignet sont d’un grand effet. Le Christ est vraiment au cœur de l’œuvre, offert aux hommes par Marie.
Observations
Bas-reliefs
Vierge à l’Enfant
Emplacement
Chœur
Matériau
Bois
Datation
XXème siècle ?
Protection
Non protégée
Saint Antoine de Padoue
Emplacement
Nef
Matériau
Plâtre
Datation
XIXème siècle
Protection
Non protégée
Saint Roch
Emplacement
Nef
Matériau
Plâtre
Datation
XIXème siècle
Protection
Non protégée
Tribune, instruments, sacristie, clocher et cloches
Tribune, instruments et trésor
Tribune
Présente
Précisions sur la tribune
En bois
Sacristie
Nombre de sacristies
1
Emplacement
Fond de l'église à droite
Mobilier principal
Trois statues et un buffet
Nombre de reliquaires
0
Description du mobilier
Une vierge à l'enfant, une statue de Notre-Dame de Lourdes, une statue de Sainte-Thérèse.
Un buffet XIXème siècle ?
Clocher
Emplacement
Autre
Forme
Carré
Flèche
Octogonale
Nombre d’étages
4
Ouvertures des cloches
Autre
Hauteur
Arc segmentaire
Couverture
Autre
Accès
Autre
Sonneries
Manuel
Mode de sonnerie
Manuelle
Ancien presbytèreAuteur : Léo CHUPIN — Date : 2025
Cloches
Cloche n° 1
Date de fonte
début XIX
Poids
50 kg
Diamètre
44 cm
Note
SI 4
Inscriptions
RENDEZ MA VOIX POUR ADORER DIEU DE TOUTE SAINTETE
PAR(rain) JP JOULIE MAR(raine) MARIE BARTHE VEUVE CALVET
M BOUSQUET J CROS TRESORIER
Observations
Sur la crête sommitale des murs de la tour, située au-dessus des fenêtres, est installée une petite cloche suspendue à un portique métallique surmonté d’une croix.
On peut la faire tinter depuis le bas grâce à une chaîne accrochée à son battant. Ce système de sonnerie a été restauré par nos soins au début des années 2000.
Cette cloche, de facture assez rustique, outre les filets habituels à la couronne et à la pince, a pour seule ornementation une croix (présentant des défauts de coulée) sur base hémisphérique. La date (pour les mêmes raisons) est illisible, et il semblerait que ce soit –sous toute réserve- un airain des premières années du XIX° siècle (peut-être 1810 ?).
La tradition orale locale affirme que cette cloche viendrait de Sénégats ?... Pour confirmer cette légende, il faudrait faire des recherches dans les archives de cette paroisse pour tenter de retrouver trace des parrain et marraine, ainsi que le nom des membres du Conseil de Fabrique.
Presbytère, cimetière et monuments associés
Presbytère
Emplacement
Clocher de la chapelle
Propriété
Autre
Histoire de la bâtisse
Une tour fortifiée du XIV-XVème siècle ayant servi de presbytère de 1620 à 1802 pour les curés desservant les paroisses de Saint-Jean de Blaucau et de Notre-Dame de Ruffis.
Observations
A l'intérieur, on remarque le départ des anciennes voûtes et l'emplacement d'une ancienne cheminée.
Cimetière
Emplacement
A l'est de la chapelle
Croix centrale
Fer forgé, au centre calice et hostie
Observations
Légende de Béatrice :
Née au Mas Viel vers 1660, Béatrice mourut vers 1680 à 20 ans. La légende rapporte qu’il s’agit d’une pauvre jeune fille morte accidentellement, après avoir beaucoup souffert dans sa famille, elle fut enterrée au cimetière de Ruffis, comme en témoigne une tombe anonyme et toujours fleurie. En 1895, lors du décès d’un jeune homme de Ruffis, alors qu’ il était de coutume que les voisins creusent la fosse le jour de la sépulture, ils découvrirent une tombe très profonde. Curieux de connaitre son origine, ils ouvrirent le cercueil et constatèrent, stupéfaits, que la défunte était intacte, une tâche sur le visage, vêtue d’une robe blanche.
Devant cette découverte, ils firent venir le curé Landes qui déclara que lorsqu’une personne était exhumée après tant d’années et retrouvée dans un tel état de conservation, elle était considérée comme « Sainte ». Le curé leur demanda de remettre tout en place et d’enterrer le jeune homme juste à côté… Dès lors des gens vinrent se recueillir sur la tombe de la petite Béatrice et demander de l’aide ou d’intercéder en leurs faveurs. Le fleurissement et les plaques de remerciements témoigneraient des résultats…
Histoire de la paroisse
Sous l’Ancien Régime
La première mention de l'église date de 1457, on retrouve cette église dans la décime du diocèse de Castres. Dès le 13 avril 1620, la passation des pouvoirs entre l'ancien recteur de la paroisse Aussenac au nouveau recteur De Morlas, on remarque que l'église Notre-Dame de Ruffy est annexe de Saint-Jean de Blaucau.
Depuis le Concordat
En 1802, l'église Notre-Dame de Ruffis est rattaché à Saint-Jean-Baptiste de Labessonnié et perd son statut d'église paroissiale annexe.
Lieux-dits et territoires
Le lieu à toujours été connu sous l'appellation de Ruffy (1457), puis Rufis (XXème siècle) et enfin Ruffis aujourd'hui.
Travaux et événements historiques
Prêtres et desservants
Prêtres et desservants
Pierre BERMOND
Année d’arrivée
1688
Année de départ
1713
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
BERMOND Pierre (1688-1713) curé décédé le 8.11.1713 et enseveli dans l’église ND de Ruffys.
AMIEL
Année d’arrivée
1689
Année de départ
1689
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
AMIEL (1689-1689) prêtre et vicaire.
Pierre TRUEL
Année d’arrivée
1714
Année de départ
1732
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
TRUEL Pierre (1714-1732) curé décédé le 13.02.1732 à l’âge de 72 ans et enseveli dans l’église ND de Ruffys.
Barthélemy DELCAYRÉ
Année d’arrivée
1732
Année de départ
1734
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
DELCAYRÉ Barthélemy (1732-1734) prêtre et curé décédé le 30.08.1734 et enterré dans l’église de St-Jean de Blaucau.
Blaise MAZARS
Année d’arrivée
1734
Année de départ
1746
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
MAZARS Blaise (1734-1746) curé enterré le 4.09.1746.
Jean-Baptiste ALBOUY
Année d’arrivée
1746
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
ALBOUY Jean-Baptiste (1746-) prêtre et vicaire.
Louis BARRAU
Année d’arrivée
1746
Année de départ
1755
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
BARRAU Louis (1746-1755) curé décédé le 28.09.1755 à l’âge de 48 ans et fut enseveli dans l’église de St-Jean de Blaucau.
Jean-Pierre MONDOT
Année d’arrivée
1755
Année de départ
1755
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
MONDOT Jean-Pierre (1755-1755) prêtre et vicaire.
CÈBE
Année d’arrivée
1755
Année de départ
1756
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
CÈBE (1755-1756) curé.
Jean-François CRANSAC
Année d’arrivée
1756
Année de départ
1763
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
CRANSAC Jean-François (1756-1763) curé enterré le 5.11.1763 dans le cimetière près de la Croix âgé de 53 ans.
FOURÈS
Année d’arrivée
1763
Année de départ
1768
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
FOURÈS (1763-1768) curé. Prend possession de bénéfice de St-Jean de Blaucau et ND de Ruffy le 19.11.1763 en présence de Me Alauzet curé de Montredon et du notaire du lieu.
Jean-Antoine DALBIN
Année d’arrivée
1768
Année de départ
1781
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
DALBIN Jean-Antoine (1768-1781) curé décédé le 2.10.1785 âgé de 63 ans.
Denis ROLS
Année d’arrivée
1785
Année de départ
1792
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
ROLS Denis (1785-1792) curé né le 29.03.1757 à Moulin-Mage (BMS de St-Étienne de Murat) de feu Jean-Jacques Rols et Marguerite Vidal. Signe son dernier acte le 16 septembre 1792. Présent sur la liste des prêtres amnistiés de 1802.
ROQUE
Année d’arrivée
1792
Année de départ
1792
Commune d’affectation
MONTREDON-LABESSONIÉ
Paroisse d’affectation
SAINT-JEAN DE BLAUCAU et N-D DE RUFFY son annexe.
Source
Cabayé, Liste chronologique des prêtres du Tarn par paroisse jusqu’en 1792
Commentaire
ROQUE (1792-1792) prêtre et vicaire.
Sources, archives et bibliographie
Sources, archives, études et bibliographie
Victor Allègre
C'est au château de Ruffis que devait appartenir la tour carrée en ruines, placée dans le prolongement de la nef d'une vieille église toujours debout ; cette tour servant aujourd'hui de clocher, était une massive construction en schistes qui devenait octogonale à partir des trompillons encore bien visibles ; les meurtrières sont à ras du sol et des ouvertures, à grand ébrasement intérieur et à cintre surbaissé, apparaissent sur plusieurs faces; une des pièces est aujourd'hui en sous-sol mais a perdu la voûte qui la séparait de l'étage suivant où l'on voit les traces d'une cheminée sur la face nord. L'église rustique, très restaurée, garde cependant les caractères de l'art roman. Il s'agit d'un édifice au plan de croix latine avec chevet plat et orienté. Elle est flanquée, au midi, de deux constructions parasites : la petite sacristie près du bras du transept, pourvue d'une petite fenêtre en plein cintre, et un porche grossier en schiste, à ouverture surbaissée, qui protège la porte d'entrée; d'ailleurs, sous le crépi récent, tout l'appareil est grossier, irrégulier; le toit est fait de dalles de schiste. La nef unique a un plafond simplement planchéié, récent comme la tribune de bois du mur terminal. Les chapelles, qui s'ouvrent dans les bras du transept par un vaste arc en plein cintre presque sans piédroit, ont également un plafond de bois, mais à l'une d'elles (bras de transept gauche), on voit encore les amorces d'une voûte gothique avec cul-de-lampe. Les murs latéraux de la nef et les bras du transept sont éclairés par des fenêtres en plein cintre à grand ébrasement intérieur, très peu marqué à l'extérieur, mais n'ont pas le caractère de meurtrières. Aucune sculpture, à l'exception des culs-de-lampe signalés. En somme, une de ces modestes chapelles rurales du style de transition, et qui peut très bien ne pas remonter au-delà du XIVème siècle, malgré ses
éléments d'art roman.
Autres études
Richard Fitoussi :
Pour la période médiévale, je n'ai pas trouvé de mention dans l' accord de 1231 ou dans les habituels pouillés du XIVème siècle, ce qui peut être significatif: simple annexe, l'église n' avait-elle aucune importance ? Etait-elle ruinée ? Bousquet fait état de la première mention de la seigneurie vers 1373. Dans le compoix de 1583, Ruffys figure comme paroisse alors que les rôles de 1695 l'indiquent comme simple annexe de Blaucau. Pourtant, la paroisse est mentionnée en tant que telle dans le compoix de 1761; mais nous savons par d'autres documents qu' au XVIIIème elle était subordonnée à Blaucau.
Description :
Les auteurs passés et actuels veulent y voir un édifice roman
maintes fois restauré. Je n' ai pas trouvé d' élément spécifique permettant de le confirmer ; seuls, les deux culs de lampe - hélas pris sous le ciment omniprésent ! - du croisillon Nord indiqueraient une construction ou un réaménagement du XIIIème siècle au plus tôt. Il est à noter que l' édifice est totalement charpenté : si voûtes il y avait, on leur a préféré un couvrement plus proche des premières basiliques.
Le plan que nous avons relevé rend compte de la simplicité de l' édifice avec sa sacristie donnant dans le choeur et accolée au croisillon sud (cf Berlan ); de plus, les différentes épaisseurs des murs gouttereaux permettent-elles de mieux appréhender plusieurs phases de construction. Mais comme à Berlan, la chronologie fait défaut.
L'élément le plus remarquable consiste en une tour carrée de 6
m 80 de côté et de 10 m de hauteur, accolée à la partie occidentale de l' église et datée de la fin du XIVème -début XVème siècle. Je ne comprends pas pourquoi cette tour est rectangulaire dans le plan cadastral napoléonien... Les murs, d' une épaisseur de 1, 35 m - soit l'équivalent de ceux de Montredon -, comportent une série d' ouvertures dont une unique canonnière au Nord, une porte et trois fenêtres au Sud déterminant chacune un niveau; les deux derniers sont chanfrainés. J' émets malgré tout une réserve concernant les encadrements d' ouvertures et les parties supérieures de la tour qui ont été très visiblement restaurés. A l'intérieur, un escalier construit dans l'épaisseur du mur Est et partant de l'angle du premier niveau, monte au second jusqu'à une ouverture à arc en plein cintre pratiquée dans le mur occidental de l' église mais obstruée par de la maçonnerie.
On peut aussi remarquer le dessin parfaitement lisible, contre le
mur Ouest de la tour, d'une voûte cintrée couvrant le premier niveau et, contre le mur Nord, d'une cheminée avec foyer et conduit au second niveau ; dans ce dernier cas, une différence d' appareil est perceptible.
La tradition fait état d'un ancien château à Ruffys dont la tour serait un des vestiges. Je n'ai rien trouvé qui puisse confirmer cette
hypothèse. Ne faudrait-il pas plutôt y voir une église fortifiée que justifie les attaques des compagnies anglaises ? Cependant, l'aspect défensif de la tour est bien pauvre : même si les ouvertures ont pu être des archères, il n' y a qu' une canonnière et rien sur le mur ouest. Qu' y avait-il après les chanfreins ? D' après Bousquet, qui reprend une information d' Ortala, les combats en 1580 entre catholiques et protestants auraient peut-être détruit l'église ou le château.
Pour terminer, le mémoire de de Philippo et Graci (UTM 1982)
met en évidence l'activité minière gallo-romaine et médiévale tout autour de Ruffys : les galeries et le four à la catalane, toujours visibles, sont là pour en témoigner.
Bibliographie
- FITOUSSI, Richard, LE PATRIMOINE BATI MEDIEVAL ET MODERNE DE LA COMMUNE DE MONTREDON-LABESSONNIE, SRA, Rapport de prospection, 1994.
- ALLEGRE, Victor, L'ART ROMAN DANS LA REGION ALBIGEOISE, Albi, 1943.
- BOUSQUET, Fernand, MONTREDON : ESSAI D'HISTOIRE D'UNE COMMUNE DE FRANCE, Albi, 1926.